Créer votre personnage : Le background

CRÉER VOTRE PERSONNAGE :
LE BACKGROUND

Bonjour à tous ! Comme vous pouvez le voir, je suis enfin de retour après une semaine de galère intense à me battre contre ma Bbox… Qui ne fonctionne toujours pas. Mais j’ai récupéré un boîtier 4G qui fonctionne du tonnerre à la place donc on va en profiter ! C’est parti pour notre article du lundi consacré à la suite de la création de vos personnages !

1. Le background, qu’est-ce que c’est ?

Comme vous le savez, on ne sort pas de nul part pour vivre de folles aventures, chaque personne a eu une éducation et une vie avant cela. Eh bien, vos personnages, c’est la même chose. Ils ne doivent pas naître avec votre récit mais continuer leur vie jusqu’à l’élément perturbateur qui va conduire à la naissance de votre histoire et de votre héros.

On appelle background toute cette partie non-utilisée ou très peu dans les récits qui précèdent ce qui se passe dans votre histoire. C’est le passé de votre personnage, ce qui l’a amené à se trouver dans la position où il est au début de votre récit.

Certains diront qu’il n’est pas nécessaire, je vous conseille moi au contraire de bien le développer pour éviter de grosses incohérences et intégrer plus facilement des personnages secondaires que votre héros connaît déjà au début de votre texte. C’est la base d’informations concrète de votre personnage.

2. Comment préparer le terrain et comment utiliser le background ?

Avant de nous lancer dans les conseils concrets pour éviter les gros clichés, prenons le temps de comprendre comment l’on peut utiliser le background.

Premièrement, le background se prépare avant la création du texte, avec la création de votre personnage, pour éviter de grosses boulettes liées à des incohérences par la suite. Mais il doit également pouvoir être complété pendant votre récit avec les grands événements qui vont lui arriver. De ce fait, je vous conseille de créer un document Word ou de consacrer un cahier entier à l’histoire de votre personnage ! Plus le passé de votre personnage sera précis, plus les possibilités de l’utiliser seront précises.

Pour ce qui est de l’utilisation que vous pouvez en faire, elles sont très nombreuses ! En effet, vous allez pouvoir créer des flashbacks précis, des anecdotes avec certains personnages, des histoires à raconter à des enfants en se basant sur votre histoire, … Les possibilités sont infinies. La background va donner à votre histoire un sentiment de réalisme mais aussi l’impression, pour vos lecteurs, que vous savez parfaitement où est-ce que vous allez avec votre personnage. Ne le négligez donc pas !

3. L’enfance

On commence donc dans les conseils concrets avec l’enfance, qui couvre la période de la naissance à environ 12 ou 13 ans. Votre personnage ne pourra en revanche avoir de vrais souvenirs qu’à partir de trois ou quatre ans, quand la mémoire commence réellement à se développer. Personne n’est capable de se souvenir de sa naissance ou des premiers mois de sa vie, c’est la même chose pour votre personnage.

De la même manière, votre personnage n’aura pas conscience d’être une vraie personne avant deux ou trois ans. C’est une des raisons pour laquelle je trouve assez illogique de jouer un bébé ou faire des flashbacks sur la naissance. A moins d’une explication réellement logique et cohérente à ces souvenirs, par exemple sur une race extraterrestre, qui sait, chez les humains, ce n’est pas possible.

L’enfance ensuite se caractérise principalement par l’insouciance et la naïveté. Tous les gosses sont naïfs et manipulables. C’est quelque chose de très utile, notamment si vous voulez les utiliser par exemple à des fins militaires ou criminelles. Les enfants sont influençables mais apprennent très vite. Un enfant parle vers un an. Si vous lui apprenez plusieurs langues, il les retiendra. Il en va de même pour l’écriture. Plus l’enfant apprend tôt à écrire, plus il maîtrisera vite cet exercice.

De la même manière, c’est pendant l’enfance qu’apparaissent les phobies et les traumatismes qui poursuivront l’enfant jusqu’à la fin de sa vie, contrairement à l’adolescence où la personne apprend justement à passer au dessus. Si vous voulez traumatiser un enfant ou lui développer une phobie, c’est dans la période de ses cinq ou six années que ce sera le plus violent.

N’oubliez pas également que les enfants ressentent les émotions de manière différente que les adultes. Ils ne comprennent pas la colère ou la douleur et pleurent pour signifier qu’ils souffrent ou qu’ils ont peur. C’est vers cinq ou six ans que ces émotions prennent réellement du sens. Pensez-y quand vous écrivez sur des enfants. Un enfant ne vit pas un accident comme un accident, il le vit comme un bouleversement incompréhensible. De même pour la mort d’un proche (oui, je sais que vous aimez beaucoup tuer les parents) ou d’un animal. Il ne vous viendrait jamais à l’esprit de dire à un gosse de deux ans de but en blanc que son chien est mort. C’est la même chose, vous devez trouver des moyens détourner.

Nous parlions des parents à l’instant, n’oubliez pas que des enfants avec une enfance normale, ça existe ! Beaucoup de parents sont victimes du tragique accident de voiture. Il faut arrêter avec ça vous savez. On dirait que c’est une malédiction ou quelque chose comme ça. Arrêtez de regarder des Disney, c’est plus possible là. Des enfants épanouis peuvent très bien devenir des monstres pendant l’adolescence. Mais vous savez, les héros vivent souvent normalement avant votre récit, évitez les background où tout est noir, c’est tellement vu et revu que ça devient ennuyeux pour vos lecteurs. Et puis ne m’obligez pas à comparer Elena Gilbert à Batman s’il vous plaît, leur background est presque le même, c’est gênant !

De même, n’hésitez pas à créer des fratries… Mais pitié, pas de frère jumeau maléfique ou de gamin qui se fait martyriser par ses frères et sœurs, ça n’arrive presque jamais et ça aussi, c’est du déjà vu !

4. L’adolescence

Ah, l’adolescence, cette partie beaucoup trop dramatisée et surexploitée juste pour prouver aux adolescents qu’ils peuvent s’identifier à des personnages parfois problématiques et immoraux ❤ Je n’ai rien contre les personnages adolescents, en revanche je déteste les trois quart d’entre eux parce qu’ils sont des clichés sur pattes de comment les adultes représentent la jeunesse aujourd’hui. Ce que je trouve assez irritant.

Alors, commençons par une petite définition. On caractérise l’adolescence comme la partie entre l’enfance et l’âge adulte. C’est une période où l’enfant s’éveille totalement et commence à comprendre suffisamment les choses pour devenir plus mature et responsable. Cela se caractérise par une remise en cause de tout ce qui l’entoure, y compris des personnes les plus proche de lui, ainsi que par un développement progressif de l’opinion et du sens critique.

De ce fait, c’est la période la plus complexe à écrire et la plus sujette à clichés. Combien d’adolescents totalement cons, naïfs et amoureux de « bad boy » avaient vous croisé dans la littérature ? Et maintenant, combien en avez-vous vu dans la vraie vie ? Voilà, vous venez exactement de trouver ce qui cloche dans la majorité des textes adolescents : ils se comportent comme des enfants et pas comme des adultes en formation.

Certes, l’adolescence vient souvent avec le développement du désir amoureux et des hormones, mais vous connaissez beaucoup de personnes dans la vraie vie qui se sautent dessus après avoir passé trois minutes avec une personne sur qui elle a flashé ? Pensez à ces détails. L’adolescence, c’est l’âge de la réflexion et des vrais enjeux.

C’est aussi là que la personnalité fluctue. On cherche à impressionner, à trouver sa place dans la société. Et cela passe parfois par de grosses bêtises. On reste rarement le même entre l’adolescence et l’âge adulte. Certains deviennent orgueilleux, d’autres plus timides, d’autres encore évoluent très vite et passent de la naïveté à la responsabilité en quelques mois.

Quoiqu’il en soit, les adolescents sont rarement aussi naïfs que dans la littérature aujourd’hui. Certes, ils apprennent toujours, mais ils découvrent également par eux-même et forgent leur propre aventure, pas à pas. Cela prend plus ou moins de temps selon la personne. L’adolescence peut se terminer à treize ans comme à vingt-cinq ans !

5. L’âge adulte 

C’est la suite directe de l’adolescence. Le personnage est maintenant stable psychologiquement et son caractère n’évolue plus beaucoup. Le personnage a forgé ses propres opinions et il avance selon son code de conduite.

C’est ici qu’il choisit son orientation psychologique/alignement comme nous l’avons vu dans le précédent article. Le personnage continue d’apprendre mais est plus méfiant et apprend de ses erreurs.

C’est aussi le moment des premières expériences professionnelles (qui peuvent se développer dès l’adolescence.) Votre personnage doit maintenant trouver un but à son existence, ce qui est plus ou moins compliqué. C’est souvent ce qui motivera votre récit.

Le reste de l’histoire, c’est à vous de l’écrire !

C’est tout pour cet article ! N’hésitez pas à partager et à commenter vos propres expériences ! A demain pour un nouvel article !

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