Les prologues de romans

LES PROLOGUES DE ROMANS

Bonjour à tous ! Le week-end s’est bien passé ? Nous sommes de retour pour une nouvelle semaine d’articles ! Et pour bien débuter, ce lundi, on s’intéresse aux prologues de romans, de plus en plus nombreux aujourd’hui ! 

1. Les prologues, ça sert à quoi ?

On définit par le terme « prologue » ce qui précède le texte que vous allez écrire ou lire. Cela peut se présenter sous la forme d’une préface, d’un préambule ou même d’une scène entière d’introduction qui mène directement à l’histoire.

Dans la longue histoire de la littérature, les prologues étaient utilisés pour encourager le lecteur à ouvrir le livre, puisque dans le temps, c’était le passage obligatoire. C’était aussi la bonne occasion pour se présenter en tant qu’auteur et pour faire passer des messages importants. Aujourd’hui, les prologues ont fortement évolués et sont majoritairement utilisés dans la littérature de l’imaginaire, à savoir la fantasy, le fantastique et la science-fiction (et ses dérivés). Ils ne sont plus vraiment de l’ordre de « l’auteur », mais une partie intégrante de l’histoire, une sorte de prélude qui permet de mettre le lecteur à l’aise avant qu’il ne se plonge dans l’histoire, en lui mettant l’eau à la bouche.

De ce fait, un prologue est souvent court. Enfin plus court que votre premier chapitre. Pour ma part, mes prologues représentent la moitié de la taille de mon chapitre 1. Ce prologue possède une visée introductive, puisqu’il présente généralement votre univers, quelques uns de vos personnages ou encore une scène à priori sans importance qui deviendra cruciale dans le livre. Certains prologues commencent également par présenter la fin du texte, présentant ainsi l’histoire comme un énorme flashback (ce qui n’est pas toujours une bonne idée.)

En revanche, attention, le prologue diffère du premier chapitre. Le prologue ne doit pas avoir une influence directe sur votre premier chapitre. C’est simple, si votre premier chapitre reprend directement la suite de votre prologue, alors ce n’est pas un prologue, mais un premier chapitre. Le prologue doit se situer un peu à l’écart. Il peut par exemple introduire un artefact que vous retrouverez vers le milieu de votre roman.

2. Les différents types de prologues

Avant de parler de ce qu’il ne faut pas faire, voici quelques prologues types pour vous donner une idée de ce qu’est un prologue. Attention, tous ces prologues ne sont pas de bons prologues, ce sont ceux qui sont le plus utilisés, tout simplement.

En premier lieu, nous avons les prologues-background. Ce sont des prologues qui présentent une cité, une ville, un univers sans rentrer dans les détails. C’est de la description pure et dure, qui a pour vocation de faire ressortir une ambiance, un ressenti du lecteur sur le lieu de l’action. Dans ce type de prologue, on compte également les textes introduisant un contexte historique. Celui-ci se présente sous la forme par exemple d’un récit de bataille ou d’un coup d’état. Dans les textes réalistes, cela peut être un récit historique revisité par l’auteur.

Ensuite, nous avons les prologues-prophéties, spécifiques à la fantasy. C’est un texte, généralement écrit de manière très littéraire, voir carrément en vers, qui narre un conte mettant en scène une personne généralement inconnue (très souvent descendant d’une famille maîtrisant une forme de magie quelconque) dont le destin est de sauver le monde d’un grand désastre à venir. Ce personnage, c’est dans la plupart des cas (mais pas tout le temps) votre héros ! Dans le même genre, il y a les récits chantés des bardes, qui sont des récits de l’histoire d’une autre personne.

On poursuit le bal avec les prologues-flashback. Ce sont des scènes importantes, mettant en scène très souvent des personnages que l’on ne reverra plus ou très peu, visant à pointer un élément en particulier et notamment des objets que vos héros trouveront dans le futur. C’est donc une aventure à l’écart dont la répercussion ne sera visible qu’à un certain moment du récit (mais pas au premier chapitre, ça n’a aucun intérêt sinon…)

A l’opposé, il y a les prologues-flashforward. Ces prologues nous montrent souvent un des personnages principaux, soit à l’état où il est à la fin du roman, soit à l’état où il est à un âge avancé. Dans le premier cas, l’histoire devient un flashback, c’est comme dans Cold Case, quand tu as les « Deux mois plus tôt… » avant un moment critique. Dans le second cas, c’est sous la forme d’un conte. Le personnage, plus âgé, se souvient de l’aventure de votre texte qu’il a vécu. Le seul hic, c’est que ça tue tout le suspens, puisque dans tous les cas, on sait que votre personnage va survivre.

Enfin, il y a les prologues-présentations, qui présentent soit le personnage principal, soit le méchant, généralement sous la forme d’un portrait, et les prologues-encyclopédies, qui se contentent de lister des éléments de l’univers sans réel lien logique entre les événements.

3. Les faux-pas à éviter

Parlons maintenant de l’écriture du prologue en elle-même. En effet, les prologues sont sujets à énoooooormément d’erreurs de débutants, qui tombent soit dans le type « premier chapitre », soit dans le cliché, soit carrément dans de la littérature très pauvre et sans réel sens.

Premièrement, il faut savoir qu’écrire un prologue n’est nullement obligatoire. C’est même déconseillé. Maîtriser cette partie du texte est très complexe. Beaucoup trop d’auteurs accordent une trop grande importance au prologue alors qu’il n’a (normalement) aucun rapport direct avec le texte. Privilégiez donc son écriture à la fin. N’oubliez pas que c’est ce qui ouvre votre récit et doit être, de ce fait, encore plus travaillé que le reste. Il vaut mieux se préoccuper du style à la fin de l’écriture de votre roman. Si vous passez trop de temps dessus, vous n’avancerez pas dans votre texte. Un simple brouillon de ce que vous voulez mettre dedans suffit dans un premier temps.

La nature du prologue est souvent problématique également pour un bon nombre d’auteurs, car beaucoup trop cliché. On ne compte plus le nombre de vieux racontant des histoires ou de prophéties qui racontent au final toutes la même chose. Vous pouvez dire que les clichés sont parfois utiles, mais dès le début du texte, si vous visez l’édition, c’est signer la fin de votre manuscrit à 80% sûr. Les éditeurs ne liront pas au dessus. Soyez originaux ! Je vous conseille de privilégier des scènes importantes en prologue, mêlant un élément important de l’intrigue mais qui n’arrivera pas immédiatement.

Avis purement personnel, les descriptions de villes ou d’éléments historiques, ou même les « encyclopédies » n’ont pas non plus leur place en prologue. Si vous présentez votre univers en détails dès le début, c’est que vous n’avez pas bien fait votre travail car vous pensez que le lecteur ne va pas comprendre certains éléments de votre histoire. C’est donc synonyme de manque de travail et très mal vu par les lecteurs. Les descriptions de votre territoire vient ensuite dans l’intrigue, nul besoin d’en parler au début. Si votre univers est complexe, privilégiez une carte. C’est pas plus bien vu, mais c’est déjà mieux car véritablement à l’écart de l’histoire. Le lecteur peut donc choisir s’il s’y réfère ou non. Si le lecteur a besoin de revenir à la descriptions de vos villes/événements historiques, c’est qu’il y a de gros problèmes dans votre texte.

Attention, ensuite, au flux d’informations que vous donnez au lecteur. Une des grosses erreurs que j’ai vu est la présentation-portrait du personnage principal dans le prologue. C’est encore pire que la description de villes, car vous montrez ici que vous ne maîtrisez pas la description de votre propre personnage. Laissez planer le mystère, ne donnez que le stricte nécessaire si vous voulez vraiment parler de votre héros/méchant. D’ailleurs, présenter le plan du méchant dans le prologue est également déconseillé, cela tue votre scénario car on sait immédiatement que le plan en question va échouer.

De même, attention au nombre de personnages et de lieu que vous introduisez dans votre prologue. N’oubliez pas que ce dernier doit être court. Plus il y aura de personnages dedans, moins il sera clair. Les personnages doivent être introduits un à un dans l’histoire, afin de permettre au lecteur de s’acclimater à leur présence. Trop de personnages (surtout si vous êtes en fantasy et que leurs noms sont impossibles à prononcer) vont agacer le lecteur qui risque fort de fermer le texte parce que vous lui présentez des personnages dont il ne connaît absolument rien. Je vous conseille de vous limiter à un ou deux personnages dans le prologue. C’est comme une petite nouvelle avec une chute menant sur le texte. Respectez ses codes et ça devrait bien se passer.

Enfin, même si ça me semble évident, ne lancez pas de grosses pistes sur votre intrigue, au risque que vos lecteurs la découvrent trop rapidement et n’aie plus besoin de lire puisqu’ils savent où vous allez. Votre texte doit être une surprise totale. Un bon texte, c’est aller de surprise en surprise sans jamais deviner comment l’auteur a mis toute cette intrigue en place.

En bref, écrire un prologue est très compliqué et il faut être sûr de ce que vous faites. Il ne doit pas être une encyclopédie, ni une présentation, mais une mise en bouche, quelque chose qui donnera vraiment envie à votre lecteur d’en savoir plus et le frustrera parce qu’il n’aura aucune information avant le milieu de l’histoire. Cette partie étant la plus délicate à écrire, puisque la première phrase conditionne TOUT votre texte face à un éditeur, je vous conseille de l’écrire une fois votre plan de roman entièrement rédigé, voir à la fin de l’écriture de celui-ci. Si vous ne vous en sentez pas capable, évitez d’en écrire. Il n’est pas obligatoire. Mieux vaut un bon roman sans prologue qu’un roman dont l’intrigue est ruinée par ce dernier.

C’est tout pour cet article qui, je l’espère, vous sera utile ! N’hésitez pas à me faire parvenir vos retours, commentaire sur l’article et à le partager ! Le blog a atteint les 3000 vues en moins de deux mois grâce à vous, et je vous en remercie infiniment ! A demain pour un nouvel article !

Un commentaire sur “Les prologues de romans

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  1. Bonjour,
    Je voudrais savoir comment je pourrais écrire mon prologue. Voilà en fait, je vais écrire la suite du tome 1 mais l’intrigue se passera avant. En effet, le tome 1 relatait les aventures de mon héroïne et dans le tome 2 je souhaiterais raconter l’histoire de ses parents.

    J’espère que j’ai été clair. J’ignore si vous lirez mon commentaire mais je l’espère.
    Je vous remercie par avance,
    Au revoir,

    PS: mon histoire est fantastique elle parle de vampire et loup Garou et tout ce qui touche au surnaturel.

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