Ecrire les rêves

ECRIRE LES RÊVES

Bonjour ! Aujourd’hui, nous nous intéressons à la thématique des rêves dans l’écriture. En effet, beaucoup d’auteurs incluent des passages de rêves lorsqu’un personnage dort ou est inconscient. Comment rendre réaliste tout ça ? Nous allons le voir ensemble.

1. Quand rêve t-on ?

J’ai passé toute l’après-midi à me renseigner sur les rêves pour être la plus précise possible. Premièrement, le rêve est un état de faible inconscience où le cerveau, triant toutes vos informations accumulées dans la journée, peut parfois vous faire rentrer dans un état où vous vivez vos souvenirs. Le mélange de ces souvenirs peut parfois faire des mélanges très étranges, ce qui donne les cauchemars. C’est un phénomène naturel qui se produit sans que le sujet n’aie de contrôle dessus. Pour l’anecdote, c’est parce que ce phénomène existe qu’il est conseillé d’apprendre vos cours le soir. La mémorisation se fait plus simplement pendant le sommeil.

Comme nous venons de le dire, le rêve se produit donc pendant le sommeil, surtout quand celui-ci est profond. C’est ce qu’on appelle le sommeil paradoxal, à opposer au sommeil lent qui est la période où vous vous endormez et celle où vous vous réveillez. En vous réveillant, il y a donc de grandes chances que vous vous rappeliez votre rêve. Ca, c’est le processus normal.

Ensuite il y a les cas très particuliers de l’inconscience et du coma. Quand on est inconscient, on ne rêve normalement pas, sauf si cette inconscience conduit sur une période de sommeil. Par exemple, vous tombez dans les pommes parce que vous n’avez pas dormi, il y a de fortes chances que votre cerveau cherche à compenser le manque de sommeil et vous fait donc dormir de force. Dans ce cas-là, vous pouvez rêver.

Pour ce qui est du coma, mes nombreuses lectures en sont venues à trouver deux cas précis. Dans le cas d’un sommeil artificiel forcé par un anesthésiant, le rêve est inexistant. Le cerveau est obligé d’être inactif pour ne pas ressentir la douleur, ce qui bloque également les rêves car ce dernier cherche à mettre fin à cet état indésirable. Dans le cas d’un coma provoqué par un traumatisme, c’est plus complexe. Le patient n’est ni en sommeil, ni en inconscience. Chez certains sujets, il existe une petite conscience du milieu qui peut parfois mener sur un rêve. Pour les autres, il n’y a, à priori, pas de rêves, le cerveau étant trop concentré à réparer le corps. C’est comme si des sirènes sonnaient dans votre tête, les bonhommes de votre cerveau n’ont pas le temps de rêver. C’est pour cette raison que vous êtes extrêmement fatigué au réveil d’un coma. Votre cerveau n’a pas cessé de travailler, ce qui fait que vous n’avez pas pu vous reposer.

Enfin, il y a également les cas de mort imminente, où des sujets proches de la mort disent avoir vu un long tunnel avec une lumière au bout, qui se rapproche du paradis. Selon ce qu’ils disent, partir dans l’autre sens vous force à se réveiller. Rien n’est prouvé scientifiquement, mais ça reste une belle histoire.

J’aimerai ajouter également que le rêve n’est pas spécifique à l’homme. Beaucoup d’animaux (principalement des animaux domestiques, car il n’y a pas de danger menaçant leur vie) rêvent également.

2. Ecrire un rêve

En littérature, maintenant, beaucoup d’auteurs s’essayent à l’exercice du rêve. On en distingue plusieurs grandes sortes avec leurs avantages et leurs gros clichés, rarement très réalistes.

Nous allons tout d’abord nous intéresser aux rêves-histoire. Ce sont des textes qui se passent intégralement dans un rêve et se terminent généralement par « Soudain, Brigitte se réveilla. Ouf, ce n’était qu’un rêve ! ». Ne faites pas ça. Cela signifie que vous n’avez plus d’idées ou que tout ce que vous avez construit dans votre texte n’a servi à rien. Si vous êtes un auteur débutant, c’est LA chose à éviter à tout prix. Cela décrédibilise tout votre travail, à éviter à tout prix.

Un des autres gros paquets de rêves, ce sont les rêves-flashbacks. Ceci se produisent généralement après qu’un personnage tombe dans l’inconscience suite à une situation trop extrême. C’est le moment de développer du background ! Faites attention néanmoins à éviter les vieux singes qui donnent des conseils et les relations amoureuses larmoyantes après une trahison de cette personne précise. Surprenez vos lecteurs !

Dans l’autre sens, il y a les rêves prémonitoires. Ce sont des rêves qui révèlent le futur. A moins que votre univers fasse partie d’un genre de l’imaginaire et que c’est justifié (espèce qui maîtrise les visions par exemple), je vous déconseille de l’utiliser. Les rêves de fin du monde, par exemple, c’est extrêmement cliché et débile. Votre personnage ne peut pas connaître le futur, ça ruine complètement votre scénario puisque le lecteur sait que ça va se produire. N’utilisez ce recours que si vous avez besoin d’un Deus Ex Machina pour relancer votre intrigue, évitez-les dans le cas contraire. Là aussi, évitez les vieux sages qui vous annoncent des prophéties de fin du monde…

Ces trois catégories de rêves sont celles qu’on rencontre le plus souvent. Mais on trouve aussi des rêves tout à fait normaux, qui se produisent après une bonne nuit de sommeil : les rêves-souvenirs. Pour ceux-là, veillez à être réalistes. Vos rêves prennent principalement en compte ce que vous avez fait la journée qui a précédé, il faut donc des souvenirs cohérents entre votre journée et votre rêve. N’hésitez pas non plus à inventer des rêves plus loufoques, on est en littérature, le but c’est aussi de rendre ça fun !

Pour finir, il y a enfin les cauchemars, qui sont, je pense, le sujet le plus fun sur lequel écrire quand on rentre dans l’ésotérisme. C’est là où toi, petit auteur sadique et frustré de ne pas pouvoir massacrer tes personnages, peut te déchaîner sans que cela choque. Maltraitance physique ou psychologique, scènes qui se reproduisent encore et encore, chute dans un trou sans fond, objets qui prennent des formes démoniaques …. Il n’y a que l’embarras du choix ! Je vous conseille néanmoins de maîtriser un minimum le genre horrifique afin de rendre votre rêve crédible et lui donner un ambiance assez sombre. Comme pour les rêves-souvenirs, les cauchemars se basent eux aussi sur des expériences proches, souvent dans la journée écoulée. C’est le moment d’exacerber les traumatismes, ne ratez pas ça 😀

C’est tout pour cet article, j’espère qu’il vous a plu ! N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et à le partager ! Merci de votre soutien, bisouilles et à bientôt !

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