S’approprier un personnage de fanfiction

S’APPROPRIER UN PERSONNAGE DE FANFICTION

Bonjour à tous ! Vous avez passé un bon weekend ? C’est parti pour une nouvelle semaine d’articles, qui sera plus courte que d’habitude. J’ai un emploi du temps surchargé cette semaine et je ne suis pas sûre de pouvoir assumer tous mes articles. Je vais essayer d’en faire au moins deux. On commence dès aujourd’hui avec les personnages de fanfictions !

1. L’appropriation, ça sert à quoi ?

L’une des raisons pour lesquelles les fanfictions sont autant méprisées par ceux qui se disent l’élite de la littérature (mais qui ont tout autant de défauts *toussote*) est le fait qu’ils trouvent les personnages bidons et pas assez réalistes. Cela vient du fait que des auteurs, plutôt jeunes la plupart du temps, se contentent de décalquer le caractère du personnage dans leur texte sans ce l’approprier.

On parle d’appropriation d’un personnage quand le personnage y apporte une touche à lui, qui fait qu’on le reconnaît immédiatement comme appartenant à l’auteur du texte. C’est donc quelque chose de très compliqué puisque cela touche au style d’écriture et au travail avant l’écriture du texte.

En effet, la fanfiction, ce n’est pas bêtement reprendre un personnage ou un univers pour en faire quelque chose de nouveau. L’écriture doit être motivée par la volonté d’apporter quelque chose à ces personnages, pour rester à la fois fidèle au créateur de votre univers, mais aussi pour vous en éloigner.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles After, Cinquante Nuances de Grey et autres fanfictions améliorées dans le genre ont autant de succès aujourd’hui.

2. S’approprier les personnages de fanfiction avant l’écriture

Pour le coup, il n’y a pas de recette miracle : il faut faire une fiche personnage. Il n’y a pas besoin de la faire trop détaillée, puisque vous connaissez déjà le personnage. Il vous faut cependant quatre catégories : physique, caractère, histoire et relations.

Premièrement, pour le physique, il n’y a pas de gros changement à apporter. Généralement, le personnage a déjà un style qui lui est propre et qui a une signification. Cependant, vous pouvez aller plus loin en rajoutant quelques éléments. Par exemple, il y a plusieurs moyens de montrer son appartenance à la communauté LGBT+ et notamment par les vêtements. Renseignez-vous sur le sujet. De même, si vous avez envie de rajouter des éléments en plus, c’est tout à fait possible tant que ça ne dénature pas le personnage.

Ensuite, pour le caractère, c’est là où vous pouvez vous amuser ! Définissez tout d’abord entre trois et cinq gros traits de caractère de votre personnage, que l’on retrouve obligatoirement dans l’oeuvre où il provient. A ces traits, rajoutez trois à cinq traits de caractère de vos mains, pour donner plus de profondeur au personnage. Attention cependant à ne pas créer de paradoxe. Par exemple, un personnage introverti ne peut pas recevoir le trait de caractère extraverti. De même, s’il est cruel, il ne peut pas être gentil. Faites également attention à ne pas le transformer en uniquement gentil ou uniquement méchant. Les personnages ont des nuances, prenez exemple sur l’oeuvre où ce dernier apparaît.

L’histoire maintenant ! Celle de votre personnage débute rarement durant son enfance et se termine encore plus rarement à sa mort (sauf si ce n’est pas un personnage principal). Il y a donc d’énormes trous scénaristiques entre sa naissance et le moment où le personnage intervient dans l’oeuvre d’où il est extrait, et entre la fin de sa ligne scénaristique et sa mort. Voilà. A vous de combler ces trous, en restant cohérent ! Si votre personnage a toujours ses parents, ne les tuez pas dans un accident de voiture pendant son enfance par exemple.

Et enfin, les relations, l’élément le plus casse-gueule. Je ne parlerai pas ici des ships, puisque l’on reste dans le personnage réaliste, puisque je rappelle que les ships relèvent de la fabulation et aucunement du réel (non, mais je rappelle parce que des fois…). Pour ne pas foirer vos relations, établissez un tableau avec toutes les rencontres que votre personnage a faites, à diviser en cinq catégories : amis, alliés, neutre, mésentente, ennemis. Si vous voulez créer des OC, c’est le moment. Mais attention à éviter le self-insert, c’est-à-dire le fait de vous insérer dans le récit, puisque ça débouche dans 90% des cas sur un personnage sans défaut et surpuissant. Privilégiez des personnages simples et avec des défauts !

3. S’approprier des personnages pendant l’écriture

Nous allons ici introduire le principe du headcanon. Dans la fanfiction, le headcanon désigne un texte développant un aspect du personnage qui pourrait vraiment exister dans l’oeuvre d’où il provient mais qui n’est pas explicite. Par exemple, dans le Roi Lion, ça peut être la théorie comme quoi Nala et Simba viennent en fait de la même portée et seraient donc frère et soeur (bonjour, je ruine votre enfance <3). En gros, ce sont des fanfictions qui développent un trait de caractère, une manie, une habitude, un morceau d’histoire, une relation qui est quasi-implicite mais pas développé dans l’oeuvre originale.

Et ce sont ces headcanons qui permettent de vous approprier les personnages, en les insérant dans des textes plus grands. Votre personnage a ainsi plus de vie et de profondeur et ça ne peut qu’améliorer la qualité de vos textes !

C’est tout pour cet article, j’espère qu’il vous a plu 😀 On se retrouve certainement vendredi pour le prochain ! Bisouilles !

 

2 commentaires sur “S’approprier un personnage de fanfiction

Ajouter un commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :