Créer votre personnage : Les relations

CRÉER VOTRE PERSONNAGE :
Les Relations

Bonjour à tous ! On se retrouve aujourd’hui pour ce qui sera certainement le dernier article sur la création de personnage et qui concerne cette fois les relations de ce dernier avec les autres personnages de votre récit. Comme d’habitude, nous allons traiter de plusieurs points importants et des clichés à éviter.

Pour ceux qui les ont raté, voici les autres articles sur la création de personnage :
APPARENCE PHYSIQUECARTE MENTALEBACKGROUND

1. Les relations : quelles importances dans le récit ?

Les relations sont l’élément qui donne de la profondeur à votre personnage et développe sa personnalité. Le caractère d’un personnage est forcément influencé par les personnes qu’il rencontre et admire, tout au long de sa vie. Une personne saine d’esprit ne peut vivre seule, les humains ont un esprit de société et sont donc naturellement faits pour vivre ensemble.

Les relations en littérature sont très importantes car elles permettent de développer des intrigues et sous-intrigues qui se concluront par des relations amicales ou haineuses, des relations amoureuses ou de travail, … Ce sont les relations entre vos différents personnages qui forgent la plupart des histoires.

2. Les relations familiales

On commence tout d’abord avec les relations familiales. Elles peuvent parfois être les plus importantes pour votre héros… Ou celles au contraire qu’iel déteste le plus. Habituellement, la famille est ce qui compte le plus pour votre héros.

Les parents, tout d’abord, sont généralement sujets à trois sortes de relations.

Dans la première, les parents n’existent pas ou n’ont pas une grande importance dans le récit. C’est le traditionnel meurtre par accident de voiture (un jour j’écrirais un article sur comment tuer un personnage de manière originale). Néanmoins, on ne se relève pas de la mort de ses parents sans aucune séquelle. Votre personnage a beau avoir grandi, une référence comme quoi il pense toujours à eux est appréciable, ça donne du réalisme !

Dans la deuxième, les parents sont constamment en conflit avec leur enfant, que ce soit parce qu’ils sont trop protecteurs ou trop strictes, parce qu’ils ne leur laissent pas leur espace vital ou parce qu’ils sont au contraire trop éloignés. Ce sont des parents qui s’en prennent plein la gueule. C’est intéressant, mais pensez à relativiser et instaurer des périodes de calme dans la relation, pour éviter de n’avoir que de la tension qui donneront rapidement une atmosphère lourde à porter pour votre lecteur. Évitez également d’en faire le cœur du récit, voir deux personnes se disputer à longueur de temps, c’est pénible, même à l’écrit.

Enfin, dans le troisième cas, on trouve les parents fusionnels, voir « meilleur ami », à qui l’enfant se confie et fait confiance. Ce sont les parents qui se mêlent un peu de tout et sont un brin maladroit parfois, mais on les aime. Ce sont d’ailleurs les plus rares en littérature. Pensez-y quand vous écrivez.

Pour conclure sur les parents, je vous rappelle également que les familles mono-parentales, les parents homosexuels ou encore les parents divorcés et remariés existent et qu’ils sont tout aussi intéressant à travailler ! Attention également à éviter les clichés sexistes avec le père qui dirige tout, c’est très pénible pour vos lectrices féminines 😉

Toujours dans la famille, on trouve les fratries ! Frères et sœurs sont de moins en moins utilisés aujourd’hui, et c’est bien dommage puisqu’ils peuvent représenter de parfaits créateurs d’intrigue. S’il faut éviter le cliché du grand frère surprotecteur ou au contraire qui n’en a rien à faire, les fratries sont de fantastiques moyens d’apporter un peu d’humour à une histoire ou au contraire de créer des conflits avec une forte importante. Les divergences d’opinions dans les fratries sont très peu utilisées à bon escient, pensez-y !

On trouve ensuite tout ce qui est éloigné et peu utilisés. Les grands-parents (et tous les vieux en général) sont très délaissés en littérature ou alors remplacés par des clichés de Papy grognon, raciste et homophobe qui jouent à la pétanque le dimanche matin. Les grands-parents, contrairement à ce qu’on pense, ont souvent vécu beaucoup de choses. Certes, si les cons existent, beaucoup encore aujourd’hui ont connu la Seconde Guerre Mondiale et donc la discrimination, et donc sont plus ouverts d’esprit aujourd’hui 😉 Redorez le blason de nos vétérans et utilisez-les dans vos textes ! De même, la famille ne s’arrête pas au cercle proche. Pensez à vos tantes, cousins, demi-frères, arrière grands-parents et j’en passe ! Il y a une infinité de choses à faire avec une famille.

3. Les relations amoureuses

Ah là là, les relations amoureuses… Les petits oiseaux cuicui, les petits lapins panpan… Les relations amoureuses sont souvent le centre de bien des relations entre les personnages.

Elle est sujette à deux types de scénarios : la romance qui existe déjà lors de l’histoire et la romance qui devient peu à peu le centre de l’histoire. Je ne peux que vous conseiller de faire attention si l’amour n’est pas le centre de votre récit. Gérer d’une part le rapprochement de deux êtres et d’autre part le reste de votre histoire peut rapidement donner naissance à des maladresses.

Je ne vais pas m’y attarder plus. Si vous souhaitez découvrir les faux pas à éviter quand on écrit de la romance, je vous invite à aller lire mon précédent article sur le sujet : CLIQUE ICI !

4. Les relations amicales

Le concept de l’amitié est un thème omniprésent de la littérature, de ses origines à aujourd’hui. Le sens du mot « ami », en revanche, a énormément évolué durant l’histoire de la littérature.

Un ami, aux origines, est simplement une personne qui nous a rendu un service et dont on a apprécié le geste. Il n’y avait aucune ambiguïté sentimentale, c’est simplement un geste oral pour exprimer la reconnaissance.

Ce mot a peu à peu évolué pour toucher les personnes en qui votre personnage a confiance. L’ami devient la personne sur laquelle on se tourne en cas de besoin. Cela s’appliquait principalement sous la noblesse, à partir du Moyen Âge. L’ami était également celui qui acceptait de donner de l’argent pour subvenir à un besoin. Là encore, ce n’était pas encore du registre des sentiments, mais toujours du service.

Les sentiments ont commencé à apparaître vers le classicisme. Les amies étaient des femmes qui se confiait tout et passaient beaucoup de temps ensemble, et qui par conséquent, s’étaient rapproché. Toujours dans le monde féminin, « l’ami » était également synonyme d’amant, pour ne pas éveiller les soupçons.

C’est par la suite que le mot ami s’est progressivement séparé des thèmes de l’amour, pour devenir la représentation de deux personnes proches ayant des devoirs et des envies d’avancer dans la vie l’un avec l’autre. La frontière reste néanmoins très fine, l’amour prenant parfois le pas sur une amitié.

C’était pour la définition, et les différents moyens d’utiliser la notion d’amitié. On trouve ensuite un cas particulier, les meilleurs amis, qui représentent des amis avec lesquels les relations sont tellement bonnes qu’on arrive à une sorte de symbiose avec la personne. Voir une fusion. Mais attention, contrairement à ce que beaucoup pensent, il n’y a pas besoin d’avoir la même personnalité pour être proche, bien au contraire. Avoir la même personnalité conduit à se marcher dessus à un moment ou à un autre. Les opposés s’attirent parce que la personne en face est différente de vous, et donc il est plus facile de lui apprendre des choses et inversement !

Mon conseil est d’éviter en littérature d’introduire trop d’amis, pour éviter de perdre vos lecteurs. Beaucoup sont ceux qui se basent sur leurs propres amitiés dans la vraie vie pour écrire, rares sont ceux qui s’en éloignent suffisamment pour permettre de les différencier les uns des autres ! Et oui, rappelez-vous que votre groupe de copains et vous êtes réunis certainement par des même centres d’intérêt. Il est très difficile de ce fait pour un lecteur de discerner chaque personne en tant que telle, il est plus simple d’imaginer le groupe dans son ensemble. (Pas sûre que ce soit très très clair, désolée x) )

5. Les relations conflictuelles

On arrive au thème des ennemis, où je n’ai finalement pas grand chose à dire. Premièrement, dans une histoire, évitez de faire de tout le monde votre ennemi. C’est très Mary-Sue et ça finira par énerver le lecteur. De plus, j’ai envie de dire, si personne ne vous aime, il serait temps de vous remettre en question et de vous demander pourquoi (sauf cas où c’est l’intrigue principale, par exemple dans des textes sur le harcèlement). Dans la vie, il y a des gens qui sont d’une nature gentille à toute épreuve, et vous en croiserez forcément !

Ce qui est intéressant, avec les ennemis, c’est que le plus souvent, ils sont exactement comme le personnage. Un simple conflit d’opinions peut dégénérer et conduire deux personnes proches à se détester. Ce n’est pas forcément le fait qu’ils soient différents qui vous gêne, c’est le fait que vous avez échoué à lui apprendre quelque chose. En réalité, les ennemis sont simplement deux personnes avec un très gros égo qui refusent de reconnaître leurs torts…

N’oubliez pas que la méchanceté est forcément dictée par quelque chose. Un méchant qui est méchant de nature n’a aucun intérêt pour la littérature (sauf dans les parodies) parce qu’il n’a aucun enjeu. Et donc c’est un personnage qui ne sert à rien. C’est dommage de créer un personnage vide, vous ne trouvez pas ? Les méchants sont très difficiles à manier parce qu’ils ont une psychologie forte et des raisons qui les poussent à le rester. Ne vous engagez pas sur ce chemin si vous avez du mal avec cela.

Et enfin, dernier conseil : ASSUMEZ VOS CHOIX ! Gardez vos méchants et laissez-les méchants ! Un méchant qui devient gentil est un personnage que vous n’arrivez pas à cerner et qui est, par conséquent, mal travaillé !

6. Les autres types de relations

Terminons cet article par un petit point qui me semble important. On rencontre des gens partout aujourd’hui. Et beaucoup ne sont ni vos amis, ni vos ennemis. C’est ce que l’on appelle des relations neutres. Parmi ces relations, on trouve par exemple les relations employés-patron ou élève-professeur (dans les cas normaux en tout cas). Vous pouvez ne pas aimer un professeur, il n’en est pas pour autant votre ennemi. D’ailleurs, il est très rare que vous connaissiez réellement vos professeurs. Il y a aussi les relations client-caissier, par exemple.

En effet, tout le monde est hypocrite. Oui, même toi Billy. Derrière un visage souriant se cache parfois des pensées très négatives. Vous jugez les gens, tout le temps, sur tout. L’humain change d’avis comme de chemise et chaque événement de la vie peut vous faire gagner un ami ou un ennemi. Vous pouvez penser que vous appréciez quelqu’un et le critiquer sans problème derrière. Vous pouvez regarder un vidéaste sur le net et respecter sa vie privée et ne pas vous en mêler.

Il y a des centaines de milliers de relations qui se font et se défont tous les jours ! Inspirez-vous de ce qui vous entoure pour écrire, et vous verrez que c’est bien plus complexe qu’il n’y paraît !

C’est tout pour cet article qui a mis énormément de temps à être écrit et que je trouve très très moyen. J’espère qu’il vous a plu néanmoins, n’hésitez pas à donner votre avis, c’est toujours appréciable. Je vous fais des bisouilles et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel article !

4 commentaires sur “Créer votre personnage : Les relations

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