A travers les mondes – Partie 1 : Light et Dark Fantasy

A TRAVERS LES MONDES
Partie 1 : Light et Dark Fantasy

Bonjour ! Nous entamons aujourd’hui une série d’articles qui vous fera découvrir avec plus de précisions les sous-genre de la fantasy et de la science-fiction. Il y a beaucoup à dire sur le sujet et le petit article d’introduction rédigé il y a quelques temps n’a clairement fait qu’effleurer les possibilités du genre. Aujourd’hui, nous nous intéressons à deux grands sous-genres de la fantasy : la light-fantasy et la dark-fantasy.

1. La Light-Fantasy : une fantasy de divertissement ?

Comme je vous l’ai déjà dit, les mouvements de littérature sont souvent suivis d’une contre-littérature qui se développe en parallèle. Après le succès des œuvres de Tolkien (Le Seigneur des Anneaux, Bilbo le Hobbit, …) dans les années 1935, certains auteurs ont choisi de s’accaparer le succès de la licence pour la détourner et la parodier. Cela commence dès 1940 avec Harold Shea, qui se moque ouvertement de la magie que les auteurs, L. Sprague de Camp et Fletcher Pratt jugeaient trop compliquée. Présentés sous la forme de petites nouvelles, ce sont les premiers ouvrages de light-fantasy ou fantasy humoristique. Ils seront rapidement suivis de vraies parodies du Seigneur des Anneaux, comme Lord of the Ringards, de Henry N. Beard.

L’une des caractéristiques principale de ce genre est la volonté de détourner les codes de la high fantasy et de l’héroic fantasy, que nous verrons lors du prochain article. Il s’agit ici de tous les codes et stéréotypes imposés par Tolkien pour le genre et cela, pour les races, les quêtes ou encore les méchants. Les caractéristiques des personnages sont amplifiées jusqu’à l’exagération et présentent des personnages à première vue bêtes, stupides, vantards ou déséquilibrés qui conduisent forcément au rire.

Ainsi, c’est dans ce genre en particulier, par exemple, que l’on trouve les sorciers maléfiques habillés de noir, dans une tour noire, entouré d’araignées noires, qui maîtrisent la magie noire et ne font que des choses méchantes parce qu’ils savent faire que ça mais qu’ils le font bien. C’est aussi la light fantasy qui a développé, bien plus que Tolkien, l’idée que les nains sont tous avares et que les elfes sont nés pour se la péter.

Les histoires de light fantasy se présente rarement sous la forme d’œuvres continues. Ce sont le plus souvent des textes et des romans indépendants les uns des autres, des tranches de vie qu’on lit pour se divertir. Pour autant, ce n’est pas que du divertissement. La light-fantasy, comme toute parodie, cherche aussi à passer des messages, que l’on retrouve souvent dans les personnages des héros, parfois politiques ou religieux. La littérature n’a rarement qu’une seule vocation, gardez cela à l’esprit lors de vos lectures.

Aujourd’hui, on retrouve la light-fantasy dans de nombreux médias. Au niveau de la littérature, Terry Pratchett domine complètement le genre et de loin. Les Annales du Disque-Monde sont probablement les textes de light-fantasy les plus connus aujourd’hui. Rien que pour l’expérience, je ne peux que vous conseiller d’en lire, c’est vraiment excellent et on ne reste pas insensible à son style. Au niveau des sagas audio MP3, nous trouvons bien sûr Le Donjon de Naheulbeuk de Pen of Chaos/John Lang. Si vous ne connaissez pas, foncez vite découvrir l’univers, il est francophone et absolument délirant, impossible de passer à côté. Le Donjon de Naheulbeuk est également disponible en romans et en bandes dessinées pour ceux qui ne sont pas habitués aux histoires audios. Toujours au niveau audio et bandes dessinées, il y a bien sûr Reflets d’Acide, un autre univers délirant et 100% français qui est vraiment chouette à découvrir. Au niveau des films maintenant, la sage Shrek est également un très bon exemple de light-fantasy, eh oui ! Et comment passer à côté de la série Kaamelott, d’Alexandre Astier ou des Contes du Disque-Monde, inspirés justement de Terry Prattchett. en séries et téléfilms qui sont très sympathiques à regarder !

2. La Dark-Fantasy : l’enfer est aussi noir qu’on le croit

La dark-fantasy est considérée comme le sous-genre le plus réaliste de la fantasy. Elle présente des univers sombres, parfois à la limite de l’apocalypse, où les forces du bien et du mal se confrontent et se mélangent. Alors que la High Fantasy privilégie les personnages bien définis en tant que bons ou mauvais, la dark fantasy présente des personnages gris, ni mauvais, ni bons, qui sont assez réalistes pour que l’univers présenté montre une réalité possible malgré la présence de la magie en fond. Cette fantasy est donc ultra-cohérente, chaque élément a son utilité.

La dark-fantasy a pour but de faire réfléchir sur les notions de bien et de mal. Elle touche parfois à l’horreur sans pour autant en faire partie. Ainsi, dans la dark-fantasy, on trouve deux sous-types de fantasy : celle qui se rapproche plus de l’horreur, et celle qui se rapproche plus de la fantasy.

Côté horreur, on trouve principalement des histoires de vampires dans des mondes fantasy, avec un combat entre l’humanité et la tentation. C’est le cas par exemple de Everville, de Clive Baker. Dans le même cas, mais à prendre avec des pincettes, Lovecraft et son panthéon de dieux anciens peut entrer dans cette catégorie. Lovecraft est un peu un mystère pour la classification, il n’est ni totalement fantasy, ni totalement fantastique, ni totalement horreur. C’est un mélange unique des trois.

Du côté plus proche de la fantasy, on trouve plein de dark-fantasy différente. Dans la période médiévale, on trouve par exemple tous les univers ultra-brutaux, avec des personnages amoraux ou dont les actes ont des conséquences très fortes. Parmi eux, bien sûr, on trouve Le Trône de Fer de G.R.R Martin. On y trouve aussi des univers plus récents, où se passent des événements horribles sur fond d’univers d’High Fantasy, c’est-à-dire un monde à part. On trouve aussi dans cette partie les contes noirs, qui transforment des légendes et des mythes en textes sombres. On trouve ce cas avec Coraline, de Neil Gaiman.

Outre les textes cités au dessus, en littérature, on trouve par exemple la saga du Sorceleur, d’Andrej Sapkowski, qui a ensuite eu son adaptation en jeu vidéo dans la saga The Witcher. On y trouve également Conan le Barbare, de Robert E. Howard, que je vous conseille également de lire, on en entend de moins en moins parler aujourd’hui, c’est dommage. En mangas, Tokyo Ghoul ou L’Attaque des Titans en font partie. Côté cinéma, les Evil Dead se rapprochent de la fantasy horrifique, tandis que Le Labyrinthe de Pan ou La Cité des Enfants Perdus se rapproche plus de la dark-fantasy côté fantasy. Pour les séries télévisées, bien sûr, le leader du genre est Game of Thrones, mais d’autres comme Berserk ou Bomber X trouvent leur place ici. Et enfin, côté jeux vidéo, le thème est tellement exploité que vous trouverez forcément votre bonheur : Castlevania, Darkest Dungeon, Nier Automata, Devil May Cry, Dragon’s Dogma, Path of Exile, The Witcher, … Il en existe presque autant qu’en jeux de rôle : Warhammer, Stormbringer, Anima : Beyond Fantasy, Dragon Age, tant de licences connues qui rentrent dans les critères du genre. N’hésitez pas à foncer découvrir tout ça !

C’est tout pour ce premier article, la prochaine fois, nous nous intéresserons à la High, la Low et l’Heroic Fantasy. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager et à le commenter ! Merci d’avoir lu et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article 😀

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