GRAINES D’AUTEURS – Mastroyal

GRAINES D’AUTEURS – Mastroyal

Bonjour ! Cette semaine, c’est interview ! Aujourd’hui, on découvre Mastroyal, auteur de fanfictions et de théâtre, ce qui est beaucoup trop rare pour ne pas en parler ! 

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Présente-toi à nos lecteurs ! Qui es-tu ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

Je suis Mastroyal, alias l’Enfant de Phénix. Pourquoi “Enfant de Phénix” ? Parce qu’à chaque fois que la difficulté survient, je renais de mes cendres, encore et encore. En un mot comme pour l’autre, je suis toujours déterminé et je ne laisse personne éteindre ma flamme.
Qu’est-ce que je fais de ma vie ? Eh bien, je suis étudiant en Information et Communication. Des études qui conduisent sur des débouchés médiatiques, et plus généralement de journalisme. Parmi mes passions, hormis l’écriture, j’aime lire, jouer à des jeux vidéo, des jeux de rôles, raconter des histoires et faire du théâtre.

Depuis quand écris-tu ? Par quels genres de textes as-tu commencé ? Tu en écris encore ?

J’ai commencé à écrire au cours de ma troisième année secondaire (en Belgique, c’est comme ça que ça s’appelle… En France, je pense que ça correspond à la troisième ou la seconde). Pendant cette période, j’étais souvent méprisé, rejeté, moqué, voire même humilié. Pour me libérer de cette souffrance, je prenais une feuille de papier et j’écrivais absolument tout ce que je ressentais. Un peu comme un journal intime. Et les mots que je jetais sur le papier prenaient forme et créaient un texte. Aujourd’hui, quand les émotions sont trop fortes, il m’arrive encore de les écrire sur papier.

Tu souhaitais nous présenter ton histoire, Le Ninja Mahyar. Qu’est-ce que ça raconte, comment est né le projet ?

Pour un anniversaire, je me suis donné ce défi d’écrire un texte. Une courte nouvelle. Le Ninja Mahyar parle d’un assassin qui, dans un pays opprimé et tyrannisé, commence une série de meurtres pour libérer sa patrie de la tyrannie. En trois semaines, le texte était prêt.

Je vois que ton texte n’est disponible sur aucune plateforme d’écriture. Est-ce un choix de ta part ? Pourquoi refuser de poster sur des sites comme Wattpad ou Scribay ? Est-ce que ça vient d’une mauvaise vision de ces plateformes ?

Non. C’est vrai que les plateformes sont une bonne idée. Mais c’est juste que je n’ai pas l’habitude de partager mes écrits. Du moins, pas encore. Je suis encore assez timide. Et ça peut se comprendre, étant donné que mes années scolaires n’ont pas toujours été roses. Mais qui sais ? Peut-être qu’un jour, je parviendrais à me décider à partager mes textes.

Ton texte est largement influencé par un vidéaste, Mahyar Shakeri. Nous allons donc parler un peu de ce type de fanfictions particulier qui touchent aux personnes réelles. Pourquoi écris-tu sur des personnes réelles ? On sait que ce type de texte a souvent mauvaise réputation auprès des lecteurs, est-ce que tu en souffres ? Que penses-tu en général des fanfictions qui portent sur des vidéastes ?

En fait, les seules sources d’influence de Mahyar Shakeri par rapport à mon texte, c’est son nom… Et son anniversaire. Eh oui, c’est pour lui que j’ai écrit ce texte. Malheureusement, il m’a dit lui-même qu’il n’avait jamais eu le temps de le lire.
Mais sinon, je n’écris pas sur des personnes réelles. En tout cas, pas des nouvelles, des romans ou des FanFictions. Quand je me décide à écrire sur des personnes réelles, je passe par des poèmes, des berceuses, des sonnets ou d’autres types de textes dans la même veine.
À part ça, j’aime beaucoup les fanfictions. Et pas seulement sur les vidéastes. L’avantage d’une fanfiction, c’est que l’univers pré-existant éveille beaucoup d’imagination pour l’écrivain. Du coup, c’est toujours grisant de voir à quel point certains univers réels ou fictifs éveillent la créativité.

Lorsqu’on visite ton site, on peut voir que le théâtre est une grande partie de ta vie. D’où vient cette passion ? Est-ce que tu pratiques ou écrit du théâtre ? Tu dis aussi être conteur. As-tu déjà de l’expérience dans le domaine ? Peux-tu nous en parler ?

Cette passion a toujours été présente. Je ne saurais pas expliquer d’où elle vient réellement. J’écris en ce moment ma propre pièce de théâtre et j’adore pratiquer. Pour ce qui est du conte… J’adore faire vibrer ma voix. Lorsque j’étais chez les scouts, j’ai gagné le badge de “Gardien des Légendes”. Autrement dit, on me reconnaissait comme un animateur hors pair. En tout cas, c’est ce qu’ils disaient. C’est une passion qui m’est toujours restée. Et j’ai de l’expérience. Avant une pièce de théâtre donnée dans mon université, la troupe du théâtre universitaire de Louvain-la-Neuve m’a demandé de faire une carte blanche, c’est-à-dire, une petite mise en bouche pour les spectateurs. Et je me suis amusé à leur raconter un conte avec une ambiance sonore et des illustrations. Par ailleurs, j’ai également fait des animations du même genre dans des écoles maternelles.

Continuons à parler théâtre. Contrairement aux romans qui ont connu une ascension fulgurante ces dernières années, le théâtre, tout comme la poésie, paraissent en perte de vitesse : de moins en moins d’auteurs, de moins en moins de lecteurs… Mais là où la poésie a réussi à se renouveler sur le web, ce n’est pas le cas du théâtre que les lecteurs semblent toujours bouder. Que penses-tu de l’évolution du théâtre ces dernières années ? Est-ce que tu penses que le genre est en voie de disparition ? As-tu des pièces récemment sorties à nous conseiller ?

C’est vrai que le théâtre attire de moins en moins de gens. Moi-même, j’ai du mal à aller au théâtre pour voir certaines pièces. C’est pour cette raison, d’ailleurs, que je n’ai pas vraiment de pièces récentes à vous conseiller. Cependant, je ne suis pas d’accord avec le fait que le théâtre soit en perte de vitesse. Le théâtre, c’est un domaine extrêmement large. Si les pièces sont moins regardées de nos jours, il n’en est pas de même pour les spectacles qui, eux, gagnent un public de plus en plus large. Par “spectacle”, j’entends les shows comiques, les théâtres d’impro, les spectacles de contes et légendes (comme celui que je prépare), et j’en passe. D’ailleurs, mon mentor, Geneviève Damas, est comédienne. Et pour elle, le théâtre est loin d’être en voie de disparition.

Changeons totalement de sujet pour parler de quelque chose qui touche tes contemporains. Tu es un auteur belge, et comme dans une majorité de pays francophones (et même entre les régions française), certains dialectes diffèrent de notre français métropolitain. Cela donne lieu parfois, chez les lecteurs, à des incompréhensions, voir du mépris. Utilises-tu des belgicismes dans tes écrits ? Penses-tu que chaque pays doit garder un vocabulaire qui lui est proche ou tendre vers une seule langue unifiée ? Que penses-tu de ces lecteurs qui critiquent l’utilisations de ces particularités régionales ?

C’est difficile de répondre à cette question… Je suis Belge, et je suis dans une terre de carrefour. En fait, il faut comprendre qu’en Belgique, il y a trois langues nationales différentes, chacune apportée par des régionaux : Le Néerlandais (ou Flamand, sachant que la région est appelée “Flandre”), le Français et l’Allemand. Mais les raisons pour lesquelles ces langues sont pratiquées en Belgique sont historiques. Le Français, par exemple, était, à l’époque, le language de la haute société. Le Néerlandais était plutôt le langage populaire. Quant à l’Allemand… Sachant qu’il y a une enclave à l’Est du Pays où on parle cette langue, elle a été reconnue comme langue nationale.
Pour revenir à ta question… Il est vrai qu’il y a des différences de dialectes entre la France et la Belgique, mais elles tiennent à fort peu de choses, en vrai. Les “accents” ou les “une fois” relèvent de clichés. Par contre, nous appelons “chicons” les légumes que vous appelez “endives”. Nous disons “septante” ou “nonante” là où vous, vous dites “soixante-dix” ou “quatre-vingts-dix”
Personnellement, il m’arrive parfois d’utiliser des mots “de chez moi” dans mes écrits, mais sachant que ces différences sont minimes, personne n’y fait vraiment attention. Je pense que chaque pays peut avoir quelques mots issus d’un dialecte qui lui est propre, du moment que les autres pays qui pratiquent la même langue les acceptent et les comprennent.
Quand à ceux qui critiquent l’utilisation de ces dialectes… Je dirais qu’à réfléchir de la sorte, on peut très bien supprimer toutes les langues de ce monde pour n’en faire qu’une seule imposable à tous. Et qu’entre ça et la suppression de toutes les cultures, il n’y a qu’un pas. Un de mes oncles, qui a toujours un avis fort intéressant sur les questions de langages, dit que dans l’ordre des langues à apprendre, la première qu’on doit apprendre, c’est la langue maternelle (qui, pour moi, est le français). Car sans sa langue maternelle, on ne se sent plus chez soi dans son propre pays. Si on a besoin d’une langue pour se faire comprendre par les autres pays, choisissons l’anglais, qui est la langue le communication. En Belgique, la 3ème langue à apprendre est la langue du devoir. Pour les francophones, c’est le Néerlandais, et vice-versa. Ceci explique que certains mots français sont utilisés autrement. Et puis, nous avons les langues d’adoption (celles que nous apprenons par intérêt personnel).

Pour terminer, une question un peu plus générale ! Les médias prônent que la littérature, c’est une question d’auteurs avec de l’expérience et assez âgés, qui aiment la vieille littérature et doivent à tout prix devenir “l’héritier de [Nom d’auteur célèbre du XIX/XXe siècle]”. On parle pourtant peu de toute cette littérature jeune qui émerge, avec par exemple l’apparition du Young Adult. Penses-tu que la littérature se scinde en deux, l’élite et “le reste”, et que cela provoque une dévalorisation du statut de l’écrivain ? Selon toi, quelles mesures pourrait-on mettre en place pour donner les mêmes chances à chaque auteur ?

J’ai l’impression que c’est partout pareil, en fait. Dans chaque domaine artistique, on cherche “l’héritier de …” ou “le nouveau …”. Par exemple, Stromae qui est décrit comme le nouveau Brel. Pour ma part, je pense que ce qu’il ne faut surtout pas perdre de vue, c’est le plaisir qu’on met dans ces domaines artistiques, que ce soit la littérature, la chanson, le dessin ou peu importe.
Le fait que ces domaines artistiques se scindent entre une soi-disant “élite” et le pseudo-reste, je trouve ça immonde. Certains cherchent la célébrité sans jamais l’avoir (ce qui est déjà dommage pour moi), d’autres font cela pour le plaisir et deviennent connus sans le vouloir (c’est déjà un peu plus sain, mais pas forcément recommandé non plus, car la renommée peut monter à la tête si on n’a pas une volonté assez forte), d’autres enfin font ça pour eux, peu importe ce que les autres en pensent. Et pour moi, c’est eux qui ont raison. Il faudrait vraiment qu’on reconnaisse le plaisir et le travail qu’on investit, indépendamment du talent. D’autant que chacun et chacune possède un style différent. J’aime ces gens qui deviennent des témoins de la vie à leur façon.

Pour le défi, donne deux mots à la personne qui passera après toi ! Elle devra les caser dans son interview.

Que personne n’y voit un quelconque rapport avec le sport. Mes deux mots sont “Diable” et “Stade” 😉

Merci Mastroyal et à bientôt pour de nouveaux articles !

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