GRAINES D’AUTEURS – Lampyrides

GRAINES D’AUTEURS – LAMPYRIDES

Bonjour ! Cette semaine, nouvelle interview ! On s’intéresse à Lampyrides, qui vient nous parler jeunesse, fantasy et anti-héros !

SON COMPTE WATTPAD

Présente-toi à nos lecteurs ! Qui es-tu ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Quand as-tu commencé à écrire ? Pourquoi ?

Bonjour, alors je m’appelle Emma, j’ai dix-sept ans. Je vais rentrer en Terminale L, parce que j’aime la lecture, dessiner et tout ce qui touche à la réflexion. J’aime aussi la politique et bien évidemment l’écriture. J’ai commencé à écrire mon premier roman à dix ans, je crois. Ça parlait de voyage, d’amour. Je trouvais ça drôle d’inventer une histoire surtout que je suis une personne qui s’invente beaucoup beaucoup d’histoires dans sa tête.

Peux-tu nous présenter ton histoire, Wardes ? Comment est né le projet ? Quelles sont tes sources d’inspirations ? Depuis combien de temps travailles-tu dessus ? Quel est le ressenti de tes lecteurs à son sujet ?

Alors, Wardes, c’est l’histoire d’une bande d’adolescents, dont Théa, leur leader, qui découvre qu’elle doit sauver le monde d’une « méchante personne ». Cette histoire malgré son « pitch » assez simple est, pour moi, une métaphore de notre société. Pour être honnête, j’ai oublié d’où est venu Wardes, je sais juste que j’ai eu cette idée et que je l’ai écrite. Je travaille dessus depuis le mois d’Avril. J’ai eu des retours assez négatifs mais aussi des retours assez positifs donc je ne saurais vraiment pas quoi dire sur ce que pensent mes lecteurs à son sujet.

Ce récit est le premier tome de ton histoire. Combien en as-tu prévu ? Pourquoi as-tu choisi de diviser ton histoire de la sorte ? D’après toi, quelles sont les qualités et les défauts du découpage d’histoires en tomes ? Comment comptes-tu t’y prendre pour garder tes lecteurs jusqu’à la fin de ta saga ?

Je compte faire deux tomes, en plus d’un livre compagnon (sur un personnage). J’ai choisi de découper mon histoire en deux parce que j’avais déjà la fin du 1 et 2 à sa conception. Je trouvais que ça serait beaucoup trop lourd d’avoir ces deux fins dans un seul livre. Je voulais aussi faire une seconde partie pour essayer de montrer le point de vue de ma méchante.

Je pense que, ce qui est bien lors du découpage, c’est que l’on peut continuer d’être avec les personnages, on continue à les aimer. Mais le problème, c’est que ça peut aussi traîner en longueur, devenir redondant, parfois ne pas avoir d’utilité. C’est pourquoi j’ai décidé de n’écrire que deux tomes. Normalement, la fin du premier donnera envie de lire la suite à mes lecteurs.

Beaucoup de maisons d’éditions refusent les histoires en plusieurs tomes par peur de ne pas vendre assez. Comptes-tu te faire éditer plus tard ? Que penses-tu de ce refus de publications ? Pourquoi existe t-il selon toi ?

Sincèrement, je ne sais pas. Peut-être que oui, peut-être que non. Je ne vois pas ce livre, se faire éditer parce que je la trouve peut-être trop personnel, pas assez bien pour le montrer à des professionnels pour l’instant. Il y a aussi la peur du rejet aussi, j’ai peur que ça ne plaise pas.

Je pense que les maisons d’édition n’acceptent pas les premiers tomes de sagas, de peur que les auteurs, ne lâchent l’écriture en cours de route. Néanmoins, je suis aussi persuadée que les maisons d’édition aiment les sagas puisque ce sont les publications qui fonctionnent le plus aujourd’hui. Du coup, je ne sais pas pourquoi les maisons les refusent parfois.

Ton histoire met en scène une anti-héroïne. Est-ce un choix récurrent dans tes histoires ? Es-tu plus héros ou anti-héros ? Pourquoi ? Pourquoi as-tu choisi d’employer un ton humoristique dans ton texte ? N’as-tu pas peur que le côté parodique brise un peu le scénario de ton histoire ?

J’aime beaucoup écrire des anti-héros parce que d’une certaine manière ils sont quand même des héros. Ils prouvent qu’ils sont comme tout le monde avec des problèmes, qu’ils ne sont pas parfaits, loin de là. D’une certaine manière, ils arrivent à montrer que tout le monde peut-être un héros, qu’au fond de nous sommeille un héros.

Sinon, en tant que “consommatrice”, je suis beaucoup plus héros parce qu’ils sont “parfaits” et qu’ils me rassurent d’une certaine manière. Ils me permettent de m’évader et de rêver. L’humour permet de tout faire passer, même les sujets difficiles, de tourner en dérision des situations voire en dénoncer d’autres. On a besoin d’humour, c’est ce qui permet de voir le bon côté des choses, de rigoler. Dans une histoire « sérieuse » cela permet de relativiser, de voir que même dans une situation triste, il y a toujours un point de lumière quelque part. Je n’ai pas peur de mettre trop d’humour dans mon livre parce que je me dis que, vu les choses que mes personnages vont subir, ils ont besoin de tout l’humour du monde pour les traverser.

J’ai pu voir dans tes commentaires que tu pratiques l’échange d’avis sur les réseaux sociaux. Peux-tu expliquer le but de la manœuvre à nos lecteurs ? Considères-tu que c’est un bon moyen d’avoir des retours constructifs sur ton histoire ? L’échange est-il toujours honnête ou as-tu déjà rencontré des auteurs ne respectant pas leur part du marché ? Comment as-tu agis dans ce cas-là ?

Alors, l’échange d’avis comme son nom l’indique est un échange sur un certain nombre de parties entre deux auteurs. Cela permet « d’aller chercher » des personnes extérieures à notre histoire pour qu’ils puissent donner leurs avis sur notre texte.

Pour moi, les échanges d’avis sont quitte ou double. C’est sûr que c’est un bon moyen d’avoir un retour mais le problème, avec les avis, c’est qu’ils sont subjectifs. Ils varient en fonction des personnes : une personne peut vous dire que ceci est à modifier, une autre non. Bref, les avis m’ont permis d’améliorer mon récit, même si je n’écoute pas tout parce que j’aurais l’impression de modifier mon récit pour plaire à quelqu’un d’autre. (Merci à ceux qui ont fait des échanges avec moi !). Personnellement, j’ai jamais eu à faire à des personnes qui ne respectaient pas leur part du contrat.

Tu possèdes également un bookstagram. Peux-tu expliquer le concept de ton compte ? Quels types de livres lis-tu ? Es-tu en contact ou aimerais-tu être en contact avec des maisons d’édition ? Penses-tu en faire une vocation sur le long terme ?

Un bookstagram c’est un compte sur lequel, on peut parler de livres, faire des chroniques, des concours, des “book haul” (où en montre ses derniers achats livresques). Mais un bookstagram, c’est surtout un espace de partage.

Sur mon bookstagram je parle de livre de différents types, je ne m’interdis aucun genre: je peux parler d’aventures avec Jules Vernes et finir par parler de romance avec Marc Levy. Je ne suis pas en contact avec des maisons d’édition et je n’aimerais pas être en contact avec elle, parce que je pense que ça serait me rajouter une pression supplémentaire. Plus tard, j’aimerais travailler dans le droit, ce qui est quand même différent du monde du livre.

Puisqu’on en parle, peux-tu nous présenter ton dernier coup de cœur littéraire ? Des lectures à nous proposer pour les vacances ?

Mon dernier coup de cœur littéraire c’était Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Je pense que ce livre n’a pas besoin de présentation.

Si vous voulez lire des livres pour les vacances, vous pouvez lire Avalon High de Meg Cabot, qui raconte l’histoire de Ellie Harrison, une jeune lycéenne qui se retrouve embarquée dans une histoire chevaleresque, ou encore Everything Everything de Nicola Yoon qui raconte l’histoire de Madeleine Whittier qui est une enfant bulle (pour faire simple, elle est allergique au monde). Elle fait la connaissance à travers sa fenêtre de son voisin Olly. Certes ce sont deux romances mais qui sont vraiment bien et cool à lire pendant les vacances.

Quelle place donnes-tu à l’écriture dans ta vie ? Avec les cours, est-ce facile pour toi de te dégager un peu de temps pour écrire ? Quelle est la routine de tes séances d’écriture ?

J’écris quand j’en ai envie, c’est-à-dire que si une semaine je décide de me lever chaque matin pour travailler sur mon roman, je vais le faire. Mais si la semaine qui vient je veux pas le faire, je le ferai pas. Donc, je peux pas vraiment dire que tel jour je fais ci et l’autre ça comme j’écris en fonction de mon envie/humeur. Du coup, je peux écrire n’importe où, en classe (avec des petits brouillons), chez moi (sur mon ordinateur avec aucun bruit dans ma chambre).

Quand, j’écris j’aime vraiment être dans ma bulle en faisant abstraction des bruits autour de moi. Et je préfère écrire sur mon ordi même si je fais plus de fautes parce que j’essaye d’écrire les idées telles qu’elles sortent de ma tête.

Pour le défi, donne deux mots à la personne qui passera après toi ! Elle devra les caser dans son interview.

Bonbons et lavabo.

Merci d’avoir répondu à mes questions et à très bientôt pour de nouveaux articles !

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