GRAINES D’AUTEURS – Akaracthe

GRAINES D’AUTEURS – Akaracthe

Bonjour ! Aujourd’hui, c’est Akaracthe qui se propose au jeu de l’interview ! Au programme : la relation entre le jeu de rôle et la fanfiction, la critique et le fonctionnement de Wattpad !

SON COMPTE WATTPADSON GROUPE FACEBOOK

Présente-toi à nos lecteurs ! Qui es-tu ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Quelles sont tes plus belles ambitions en tant qu’auteur ?

Bonjour ~

Alors mon nom de plume et pseudo presque universel est Akaracthe, j’autorise bien souvent à ce que l’on m’appelle simplement Aka car visiblement les triphtongues de consonnes ne sont vraiment pas aimées chez les francophones. Dans la vie je fais surtout du mieux que je le peux, mais sinon je suis étudiante en morphopsychologie et en droit (respectivement troisième et deuxième année), et oui c’est un double cursus ! Du côté professionnel il m’est arrivé de bosser en tant que scénariste puisque mon CV comporte quelques petites surprises du type “a eut une formation d’artiste et scénariste” ce qui a tendance à appuyer mes défenses lorsque je prétend être écrivain.

Pour mes plus belles ambitions, je pense que pour l’instant c’est surtout tenter de partager la passion dévorante qui m’anime quand je raconte une histoire. Et d’un point de vue très terre à terre, je compte me faire éditer un thriller que je n’ai pas divulgué sur wattpad, et peut-être d’autres au cours de ma vie ! Mais je me laisse le temps et ne suis pas impatiente là-dessus, car j’ai la chance d’être dans des études qui me plaisent énormément avec un avenir encore à découvrir. J’aime bien me laisser porter par les torrents de temps en temps !

Tu venais nous présenter une de tes histoires, L’Oraison des Flammes. Qu’est-ce que ça raconte ? Quand t’es tu lancée sur ce projet ? Pourquoi avoir choisi l’univers de Naruto en particulier ?

L’Oraison des flammes, c’est l’histoire d’une orpheline d’avant-guerre qui a été élevée par des samouraïs mais qui se retrouve dans un village ninja après la mort de ses parents. Elle est droite, disciplinée, taciturne, et s’obstine à farfouiller des choses dont elle ne devrait peut-être pas prendre connaissance. Je me suis lancée dans ce projet il y a à peu près un an, et pour être honnête ce n’est pas vraiment moi qui ai choisi l’univers de Naruto. Comme je le développerais un peu plus tard il s’agit de l’adaptation d’une campagne de jeu de rôle dont je ne suis pas du tout le maître du jeu !

… mais je peux quand même expliquer en quoi l’univers de Masashi Kishimoto, l’auteur de Naruto, m’a toujours fasciné et pourquoi je prends un malin plaisir à rajouter une nouvelle pierre à un édifice déjà bien bâti. J’ai grandis avec Naruto, littéralement, et ce bien avant que ça ne devienne très populaire en France. Je me suis identifiée à cette histoire, à ce monde, à sa mythologie et à ses personnages. Alors, quand un beau jour, mon homme et maître du jeu m’a proposé plusieurs univers, je me suis de suite orientée vers le “naruto like”. J’étais prévenue, je n’y retrouverais surement pas les mêmes personnages de la licence, et l’histoire était complètement différente. Ça serait une toute nouvelle épopée sur laquelle danser, rire, pleurer, jouer ; il n’en fallait pas plus pour me convaincre !

Pour commencer, tu dis au début de ton texte qu’il s’agit ici d’une histoire tirée d’une campagne de jeu de rôle. Depuis combien de temps pratiques-tu le jeu de rôle ? Sur quelles plateformes ? Penses-tu que le jeu de rôle est un bon début pour se lancer dans l’écriture ? Pourquoi ? 

Alors je pratique le jeu de rôle depuis mes douze ans, sachant qu’aujourd’hui j’en fais vingt-trois, ça fait du coup plus de dix ans que je pratique cette folle activité ! C’est une véritable passion et il ne se passe pas une semaine sans que je ne fasse du roleplay. Pour les plateformes, j’avoue être très traditionnelle et adorer les jeux de rôles “papier”, là où on a nos notes et nos fiches de personnages imprimées, là où on lance des dés trop forts comme des alpagas énervés en invoquant Satan au centre de la table. Mais je pratique aussi pas mal sur des forum roleplay, qui reprennent le même principe mais sans les dés et les statistiques parfois à se tirer une balle (je ne citerai même pas Donjon & dragons… comment ça, trop tard ?)

Plus récemment, je me suis essayé à des systèmes de rp sur discord, c’est de l’instantané et même si je continue d’y faire de gros pavés de plusieurs messages, c’est assez fascinant : ça va un peu plus vite, c’est moins prise de tête, et on y peut y tester de nombreux formats d’écriture.

Pour répondre à la suite : est-ce que le jeu de rôle est un bon début pour se lancer dans l’écriture ? Je ne sais pas trop. Je ne suis pas sûre, en fait. D’un point de vue technique, c’est clair qu’on écrit beaucoup en tant que rôliste… enfin, je parle bien de jeu de rôle textuel dans ce cas. Mais dans sa globalité, le jeu de rôle amène l’imagination, la créativité, presque sans limite. Ça apprend à faire des choix, à saluer puis à dire adieux à des personnages, ça apprend la frustration d’échouer et le bonheur de réussir, ça apprend le travail d’équipe tout comme l’isolation d’un personnage. Le jeu de rôle, quand c’est bien fait, c’est un monde plein et unique duquel on peut entrer comme sortir. C’est de l’émotion en boîte…

Mais est-ce que c’est bien pour se lancer dans l’écriture ? Non. C’est comme me demander si pour écrire un roman c’est mieux de commencer par une nouvelle : ce n’est tout simplement pas la même chose, donc pas les mêmes méthodes, pas les mêmes façons de faire, pas les mêmes finalités. Ce n’est pas plus ou moins facile, mais si on commence le jeu de rôle avec pour but final d’écrire un roman, on risque de passer à côté de pleins de choses merveilleuses, et le contraire est tout aussi valable pour moi. Par contre, je pense que les deux domaines se combinent très facilement !

Et pour ODF (L’Oraison des Flammes, j’ai tendance à beaucoup utilisé cette abréviation), c’est tiré du jeu de rôle “Ninja no Sekai”, un jeu de rôle complètement custom (fait maison pour les non-initiés) qui reprend une bonne partie de l’univers de Naruto en y rajoutant d’autres éléments de la culture bouddhique ou japonaise.

Pierre Pevel, auteur de fantasy qui a vu son roman adapté en jeu de rôle, disait qu’il est facile de reconnaître un rôliste qui écrit parce que son style est souvent surchargé d’informations de lore, pas toujours utiles. Que penses-tu de cette affirmation ? Es-tu affectée par ce “syndrôme du rôliste” dans ton histoire ? Quels aspects du jeu de rôle sont les plus difficiles à réadapter en texte, d’après toi ?

Je pense que ça touche beaucoup plus les personnes du type maître du jeu plutôt que joueur, mais c’est parfaitement possible. Ça l’est d’autant plus pour les auteurs de fantaisie : comme on repart avec un monde totalement imaginé et inédit, on a tendance à vouloir développer n’importe quand une véritable encyclopédie, qui fait quoi, le fonctionnement économique et politique d’un pays ou d’une contrée, la traite des esclaves etc, pensant que ça permettra au lecteur de mieux se fondre dans l’univers… alors que pas du tout. Enfin, chez moi, trop d’informations tuent l’information.

Je ne pense pas être affectée par ce syndrome ; si je connais le moindre détail de mon histoire, j’estime que le lecteur peut parfois se contenter de le deviner. Je ne mets jamais tout ce que je sais de mon univers car je préfère distiller les informations petit à petit et pas de manière gratuite, souvent via la recherche de mes personnages ou par des événements qui nécessitent une certaine compréhension de la situation ou, au contraire, de ne pas la comprendre mais de chercher à le faire. Je pense que ça tue la curiosité de donner trop de détails !

Je pense qu’il faut garder à l’esprit que notre roman est une adaptation : pour la première que j’ai faite, Persona Zéro, j’ai fais l’erreur de simplement retranscrire les événements que j’avais vécu dans ma partie. Sauf qu’un jeu de rôle n’est pas un roman, déjà c’est du langage parlé alors ça va vite, il y a beaucoup d’informations, beaucoup de personnages ; quand on passe sur un roman, il faut faire des choix. Idem pour les intrigues et sous intrigues, on ne peut pas tout développer. Ça m’arrache toujours le cœur de couper court à une sous-partie d’un scénario que j’avais adoré en tant que joueuse, et même s’il faut écrire avant tout pour nous, je garde dans un coin de ma tête que si j’écris c’est surtout pour les autres, pour partager ma passion, mes personnages, leurs péripéties, c’est le plus important.

Dans un de tes vieux books de conseils, tu parlais de la déconstruction des personnages de fanfiction et du fait qu’une fanfiction, au final, pouvait parfaitement être comprise par des néophytes si l’auteur sait s’y prendre. Peux-tu nous exposer plus précisément cette théorie ? Comment t’y prends-tu, dans ton texte, pour gérer cet équilibre entre ce qui va être apprécié par un lecteur averti et ce qui ne doit pas perdre un lecteur néophyte ?

Ah el famoso recueil de conseils ! Faudrait peut-être que je m’y remette un jour, ça fait un moment que j’ai laissé ce genre de projets en sommeil.

Pour le coup, je pense que les fanfictions, peu importe le sous-genre, doivent reprendre les mêmes codes qu’un roman lambda. Je sais que je ne vais pas me faire que des amis pour le coup mais… ok c’est une fanfiction, donc une extension ou une modification d’univers. Mais est-ce une raison valable pour ne pas faire de descriptions ? Pour ne pas introduire l’histoire, les personnages ? Pour ne pas permettre à n’importe qui de rentrer dans une oeuvre ? Je ne supporte pas qu’on me balance le nom d’un personnage comme si je le connaissais, quand bien même je le connaîtrais. Quand on écrit une fanfiction, on s’approprie des personnages, l’univers de quelqu’un. Qu’on choisisse de respecter ce qui a été fait est un choix, mais qu’on fasse dans l’originalité ou qu’on repasse derrière un sentier tout tracé ne doit pas enlever le fait de pleinement reprendre avec nos petites mains et avec nos mots des histoires !

Donc oui, clairement, j’écris autant pour des néophytes que pour des lecteurs avertis, c’est un choix qui, très honnêtement, me coûte pas mal de vues et de lecteurs potentiels : en général les néophytes voient écrit “fanfiction” alors ne cliquent pas car ne pensent pas connaître l’univers, et ceux qui connaissent l’univers se retrouvent décontenancés car ils ne retrouvent pas du tout les personnages qu’ils aiment, alors ils ne vont pas plus loin. Mais j’ai bon espoir, un jour ma façon de faire sera reconnue à sa juste valeur !

Et pour plus de détails sur comment je fais : et bien… j’écris comme si j’écrivais n’importe quel autre roman. Quand il y a du vocabulaire un peu spécifique je fais attention à en donner les définitions en début ou en fin de chapitre, sinon je tente de l’expliquer de manière fluide et pertinente dans mon roman au fil de la lecture. Disons que c’est ma grosse pointe d’originalité sur la plateforme.

Changeons un peu de sujet ! Dans le milieu Wattpadien, on peut remarquer que ton nom apparaît très souvent, à droite à gauche, en particulier pour ton œil d’aigle pour la critique, qui passe de temps en temps difficilement auprès des autres auteurs. D’où te viens cette petite notoriété et cet amour de la critique ? Quels sont tes critères d’appréciation dans les histoires que tu lis ? Plus généralement, quels types de textes affectionnes-tu le plus ? Pourquoi ?

Moi ? Connue ? Je vois pas de quoi tu parles ~

Bon, ok, un tout petit peu. Alors pour la petite notoriété je pense qu’elle vient beaucoup plus de mes détracteurs que de mes fans, les premiers sont souvent plus discrets mais n’hésitent pas à répandre l’idée que je sois un dragon mangeur d’enfants, inhumain et qui adore faire du mal aux autres. Loin de me déplaire, je pense être assez honnête vis-à-vis de moi-même et des autres pour dire que je ne suis pas spécialement gentille, mais de là à manger des enfants faut pas abuser !

Mais je m’égare.

Quoiqu’il en soit, qu’on me crache dessus fait que d’autres personnes deviennent très curieuse de ma personne. Et d’autres encores me demande de les lire car… malgré ma réputation pas toujours très sympa je pense que la majorité a conscience que je ne critique pas pour être méchante, mais que je tente d’être la plus complète possible dans mes retours et d’être constructive. Pour l’amour de la critique… c’est ce qui nous rend humain. Réfléchir, rêver, ça fait parti d’un processus qui nous rend unique. Savoir critiquer, douter, je sais que ça peut faire peur et que ça fait très philosophique mais il s’agit chez moi surtout d’une idée qui me pousse à m’améliorer. Et puis, sur Wattpad, on va pas se mentir, très peu sont ceux ou celles à savoir émettre une critique… ou à savoir donner son avis. Alors au fond de moi j’espère donner l’exemple, montrer qu’on est pas obligé de se contenter d’écrire “j’aime” ou “j’aime pas” et qu’en plus de donner des avis plus centrés sur nos goûts que sur ceux des autres on peut en plus de ça donner des conseils et indiquer des pistes d’améliorations. Wattpad est une superbe plateforme d’entraide mais on a encore un peu de chemin à faire pour arriver à un espace où tout le monde trouvera son compte !

Quels types de textes j’affectionne le plus… ceux qui me surprennent. Et c’est rare ! Disons qu’en plus d’être écrivain et d’adorer la lecture, je suis cinéphile, otaku, sérievore… et je peux m’enfiler beaucoup d’oeuvres différentes et de genres différents sur un même moi ! Mais en contre-partie, je détecte très facilement les ressorts scénaristiques ce qui rend la plupart des choses que je lis ou vois… prévisibles. Alors ce n’est pas toujours mauvais, hein, mais j’adore avoir une petite surprise… dans une romance, que la finalité ne soit pas celle à laquelle je m’attendais. J’adore les prises de risque aussi, des thèmes originaux, des point de vue peut-être un peu décalés de la norme, ça ne me rend pas spécialement plus indulgente mais… j’aime bien les marginaux.

Peut-être à cause de mon côté rôliste ? Allez savoir.

Sur ton profil, tu préviens tes lecteurs du fait que tes textes traitent tous plus ou moins de problématiques plus facilement comprises par des adultes. Quels types de thématiques traites-tu pour en arriver à de telles extrémités ? Est-ce que les remarque de tes lecteurs ont joué dans ce sens ? Plus généralement, fais-tu partie de ces auteurs qui pensent que la littérature doit transmettre des messages forts, voir montrer le monde comme il est, cruel et froid ? Si oui, pourquoi ?

Haha, j’ai supprimé cette partie là de mon profil car ça faisait peur plus que de raisons ! Même si c’est toujours vrai, d’ailleurs.

Alors, pour les thématiques, je ne traite absolument pas de choses comme le viol, l’inceste, la maltraitance infantile… enfin des sujets qui sont vraiment violents pour le coup, sauf peut-être dans les Psychopompes qui se base essentiellement sur la torture physique et psychologique. Mais pour les thématiques, je traite des angoisses, de la façon de gérer un deuil, de génocides, d’obscurantisme, de religion, d’obsession, de jalousie, de relation toxique. Tout ça de manière très sous-jacente en fait, et je me suis rendue compte que des lecteurs trop jeunes… ne saisissaient absolument pas ces thématiques là, surement par manque de maturité. Ce qui en un sens est logique, quand tu ne comprends pas de quoi on te parle, il est difficile d’apprécier la conversation.

En fait c’est plus le retour d’une personne qui m’avait fait écrire ça. Oui, je m’étais sentie vexée… mais ça correspondait à une période où je n’étais pas en phase avec ce que j’écrivais voir qui j’étais, en tant que personne et en tant qu’écrivain. Je ne trouvais pas de lectorat et je ne trouvais pas ma place sur Wattpad, ce qui suscitait pas mal de frustrations. Mais au final… je pense désormais que ce n’est pas très grave, si quelqu’un ne comprend pas là où je veux en venir. Un texte doit rester libre d’interprétation, et tant pis si on ne comprend pas ou si on ne voit pas tous les fils rouges que je me tue à mettre pour amuser tout le monde. Les curieux feront leurs recherches, les autres se contenteront de profiter de ma plume que j’espère jolie. ~

Je fais peut-être partie des auteurs parfois élitistes, mais je ne pense pas que la littérature doivent transmettre un message fort : transmettre un message déjà ça serait pas mal !  Mais il est toujours sympathique de voir un auteur aller dans un mode de pensée particulier tout au long de son roman. C’est un exercice délicat mais une fois réussi qui apporte beaucoup de choses.

Tu es également la gérante d’un gros groupe Facebook de Wattpadiens. Quel est le but de ton groupe ? Beaucoup de groupes Wattpad sont noyés sous les publicités, ce qui ne permet pas vraiment de tisser de liens entre les différents auteurs, puisque chacun se cantonne à sa petite pub. Est-ce le cas sur ton groupe ? Quelles activités encourages-tu pour rassembler un peu la communauté ?

Le but de mon groupe est d’inviter chacun et chacune à s’intéresser aux autres et à partager ses ambitions, ses rêves, ses projets !

Pour le coup on a trouvé une parade à l’apoplexie dû aux pubs : un planning ~ chaque jour de la semaine est consacré à une activité, le mercredi par exemple tout le monde peut poster sa petite pub, le lundi on fait un point sur nos projets, nos accomplissements, le dimanche on invite tout le monde à faire des échanges d’avis, etc !

Ainsi le groupe est bien moins pollué et plus conviviale, surtout que pas mal de monde joue vraiment le jeu, c’est très rafraîchissants.

Pour rapprocher la communauté, on essaie de faire des activités qui permettent de faire des petites pubs déguisées mais moins nocives. Par exemple, il y a un jour dédié à nos lectures et découvertes sur Wattpad, un autre pour présenter les personnages d’une histoire qui n’est pas la nôtre, etc.

Plus généralement, puisque Wattpad encourage à la célébrité et à la course aux vues plus qu’à l’entraide, penses-tu qu’il soit un jour possible de rassembler la communauté, comme c’est le cas sur d’autres plateformes, comme Scribay, qui a mis en place des forums et encourage l’entraide pour être vu ? Pour toi, quels sont les avantages et les défauts de Wattpad ? Comment serait-il possible d’y remédier ?

Ne me parlez pas de Scribay, je ne supporte pas cette plateforme. Pour le coup très punitive avec les gens qui n’ont pas forcément le temps ou l’envie de lire, c’est à gerber. Les gens corrigent vos manuscrits sans se soucier d’être pertinent ou non, juste pour gonfler leur statistiques de “bons scribiens qui aide les autres”, berk.

Mais je pense que oui, c’est possible. Déjà les jeunes d’aujourd’hui deviendront les adultes de demain et avec eux la plateforme évoluera de toute façon. Ensuite c’est à nous, utilisateurs, de faire bouger les choses, tout doucement, en montrant l’exemple que l’on veut montrer.

Pour les avantages, Wattpad met en avant la communication et l’échange entre auteurs, ou entre auteurs et lecteurs via le système de messages privés ou de commentaires. L’interface sur téléphone ou sur ordinateur est tout de même assez instinctive, et il est très facile de bidouiller un peu pour avoir quelque chose de joli. La communauté est très jeune mais a soif d’apprendre et de découvrir, ce qui est quand même rassurant. On a un véritable sentiment de liberté quand on parcours certaines histoires, on peut trouver des perles comme des choses bêtement revisitées mais qui ont leur charme. Après, évidemment, la communauté est encore trop immature et recherche toujours les mêmes histoires… on voit des modes très étranges passer régulièrement sur les fils de recommandations, des badboys, des real-person fanfictions, des romances à deux balles qui attirent encore des milliers de vues sans qu’on sache pourquoi.

Mais je pense que Wattpad représente un peu notre société. Ce n’est pas Wattpad qui doit changer, mais la façon dont on s’en sert et dont on en parle. Evidemment, le nombre de bugs hebdomadaires est affolant, et ce genre de problèmes techniques seraient vraiment à gérer et à éliminer, mais bon on ne peut pas tout avoir pour une plateforme gratuite !

Et l’air de rien il y a quand même beaucoup de personnes qui aiment aider les autres. Via des groupes, des Discord, je vois beaucoup d’amitiés se former. Les lecteurs assidus soutiennent leurs auteurs favoris, et il y a des projets comme WEntraide qui naissent qui ne semblent pas fâner.

Tout ça fait sourire, et que l’on me traite d’optimiste !

“Que serait l’océan sinon une multitude de gouttes de pluie ?” – Cloud Atlas

Pour le défi, donne deux mots à la personne qui passera après toi ! Elle devra les caser dans son interview.

Hou c’est dangereux de me demander ça ~  Alors je choisis azurin et waste !

Merci pour ta participation et à bientôt pour de nouveaux articles !

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