A travers les mondes – Partie 2 : Steampunk et Cyberpunk

A TRAVERS LES MONDES
Partie 2 : Steampunk et Cyberpunk

Hey ! Cette semaine, nous reprenons l’exploration des genres de l’imaginaire avec deux sous-genres qui sonnent presque pareil mais qui diffèrent par bien des façons ! Ce sont deux genres que j’affectionne tout particulièrement et qui valent totalement la peine d’être découverts !

1. Le steampunk : le futur, c’est la vapeur !

Le steampunk est un genre qui rend fou les théoristes. Ni totalement fantasy, ni totalement science-fiction, c’est un genre unique qui se place à la limite de ces deux genres, un peu comme la science-fantasy.

Il prend de la science-fiction le côté uchronique : le steampunk se place au XIXème siècle, entre les premières machines à vapeur et l’ère victorienne. A cela s’ajoute le côté « punk », futuriste, qui place l’intrigue dans le futur et permet de laisser la place à pas mal de nouveautés. Sauf que… Eh bien, le steampunk a aussi la particularité de pouvoir se placer dans le passé et dans des mondes imaginaires, ce qui le rapproche également de la fantasy. Si je l’ai placé à côté du cyberpunk, c’est qu’il y a une raison : le terme a été inventé dans les années 1980, en réponse au mouvement cyberpunk, jugé trop sombre.

Le steampunk cherche à concevoir ce qu’aurait pu être le monde si les Hommes n’étaient pas aller au delà de la création de machines à vapeur pour concevoir les choses. Ainsi, le monde a évolué, mais est resté malgré tout très archaïque et tout passe par la vapeur. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de technologies actuelles, mais qu’elles ont été repensées pour convenir à l’esthétique steampunk. Ce sont par exemple tous ces bracelets couverts de roues que l’on retrouve dans toutes les conventions geek aujourd’hui.

En effet, c’est là une des plus grosses forces du steampunk : en quelques années, le mouvement a totalement dépassé les frontières de la littérature. On le retrouve partout, et en particulier dans le milieu du cosplay, avec un style très codifié : les vêtements reprennent ceux de la Belle Epoque, auxquels s’ajoutent tout plein d’éléments qui rappellent les machines à vapeur. Parfois, ce style dépasse même les vêtements pour s’intégrer dans l’être humain. On retrouve ainsi beaucoup d’hybrides humains/machine à vapeur, voir totalement des créatures inventées qui fonctionnent à la vapeur. Les Dwemers, dans l’univers The Elder Scrolls, c’est totalement du steampunk, que ce soit dans la création ou la conception de leurs Animatroniques. Je ne résiste pas à vous en mettre un petit exemple, trouvé sur Pixabay :

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Le steampunk se caractérise également par son exubérance. Tout y est démesuré. Les structures sont titanesques : on trouve beaucoup de villes construites en hauteur sur des collines, qui vient s’opposer à l’ère de l’électronique qui cherche au contraire à se miniaturiser. Au XXe siècle, il a également beaucoup travaillé sur le colonialisme, souvent décrié et avec de grandes rebellions. Le steampunk présente pour cela énormément de personnages de différentes ethnies, parfois loin devant les traditionnels personnages caucasiens. C’est totalement une ode à la diversité et à l’acceptation de ce qui est différent.

Avant de parler de quelques textes absolument géniaux, on peut remarquer que certains personnages de l’époque victorienne ont totalement pris une place importante dans l’univers steampunk. En tête de liste, on trouve bien sûr Sherlock Holmes, qui a même inventé un sous-genre du steampunk : la SF Holmésienne. Le détective a connu un énorme succès qui a transcendé les époques, et c’est ici une très jolie manière de réécrire les aventures du détectives. Dans les très bon livres, on trouve Sherlock Holmes : War of the worlds, que je conseille totalement si vous êtes fan des deux univers. On trouve également Le dossier Holmes-Dracula, qui met en face à face l’autre grande figure de l’ère victorienne : Dracula. On le retrouve lui aussi dans pas mal d’œuvres steampunk. Dans les autres sous-genres, on trouve aussi bien sûr le steampunk post-apocalyptique, dont l’emblème est totalement la licence de jeux vidéos Fallout. Bethesda adore le steampunk, et c’est une deuxième preuve. Il s’agit par ailleurs ici d’un cas de rétrofuturisme : l’humanité est retourné à la vapeur après la chute du monde. C’est un autre cas possible du steampunk.

Parlons maintenant de quelques titres à lire ou voir absolument. Au cinéma, pour commencer, il y en a de très, très, très bons exemples : le Batman de Tim Burton en 1989, La Cité des enfants perdus de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet en 1995, Atlantide : L’empire perdu et La planète au trésor chez Disney, A la croisée des mondes de Chris Weitz en 2007, Les enfants de Timbelpach de Nicolas Bary en 2008, Jack et la mécanique du cœur en 2013. Ce sont tous d’énormes coups de cœur pour ma part, et je vous encourage grandement à aller tous les regarder ! Si vous aimez les séries télévisées et les webséries, il y en a aussi tout plein : on trouve plusieurs épisodes steampunk dans Doctor Who, il y a les machines de Nox chez Wakfu, toute la partie « Néo-Versailles » du Visiteur du Futur, la cité de la République dans Les Légendes de Korra… Il y en a plein !

Et les jeux vidéos, faut-il les mentionner ? En vrac, à tester de toute urgence : tout l’univers de Professeur Layton (qui est inspiré de Sherlock Holmes, quand je vous disais que c’était l’idole du steampunk), BioShock, Guild Wars 2, Dishonored, The Elder Scrolls, Amnesia, SteamWorld Dig, Déponia... Là aussi, ça ne manque pas de nouveautés ! On trouve d’ailleurs beaucoup de jeux avec des intrigues steampunk alors que le jeu ne l’est pas forcément ! Il faut fouiller. Puisqu’on est dans les jeux, on peut également bien sûr en trouver énormément du côté du jeu de rôle sur table. Il y en a encore assez peu d’édités, mais dans le milieu amateur, ça pullule.

Et impossible de ne pas parler des livres et BD marquantes du steampunk : La ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore, c’est un classique à lire absolument, c’est juste génial et il y a plein de personnages que vous connaissez à l’intérieur. Morlock Night, qui a fondé le genre, est aussi à découvrir sans tarder ! Plus récemment, la saga The Mortal Instruments présente aussi beaucoup de caractéristiques steampunk. Il y a aussi Boneshaker, qui est très chouette. Et puis Confessions d’un automate mangeur d’opium de Mathieu Gaborit et Fabrice Colin. Mais je vais m’arrêter là, sinon je vais continuer jusqu’au bout de la nuit.

2. Le Cyberpunk : le futur, c’est vraiment de la merde

Contrairement au steampunk où tout est très brillant et très lumineux, le cyberpunk, c’est un voyage dans les ténèbres et les pires crasses de l’humanité. Le terme cyberpunk est né en 1984. Il se base sur le cybernétique, c’est-à-dire la science du gouvernement des hommes, et le « punk », qui se base donc sur le futur comme nous l’avons vu plutôt. C’est un genre de science-fiction qui mêle hard science-fiction et dystopie. Les mondes qui y sont présentés sont sombres, lugubres même et présentent des sociétés souvent divisées entre très riches et très pauvres, avec beaucoup de violence et de pessimisme. On en est au point où cette fracture ne peut plus être réparée.

Les personnages sont dans la majorité des cas des anti-héros très sombres, à la morale douteuse et qui ont perdu tout espoir de sortir de leur condition un jour. Ils évoluent dans un monde le plus souvent proche de notre futur, légèrement robotisé. On y trouve ici beaucoup de problématiques concernant des robots qui ont remplacé les hommes… Voir qui évoluent dans les hommes. En effet, le cyberpunk met très souvent en lumière des cyborgs, des androïdes et des intelligences artificielles rejetées qui doivent se démerder pour survivre dans un monde qui les rejette. On se situe bien souvent à la limite de l’apocalyptique et du post-apocalyptique. C’est le moment pivot où le monde, profondément transformé, se rend compte qu’il n’y a plus de retour en arrière possible. Le cyberpunk s’inspire beaucoup du roman noir et du roman policier, on retrouve ainsi beaucoup d’enquêtes dans le tas, sans la censure de la violence.

Le message des récits cyberpunk se veulent très pessimistes. Ils cherchent à alerter sur les dérives de gouvernement et surtout sur leurs conséquences sociales. Leurs intrigues sont basées essentiellement sur une recherche du pouvoir poussée à l’extrême et qui dérape totalement, provoquant la fin du monde. Le mouvement est aujourd’hui en pleine explosion. Ce n’est pas très étonnant quand on voit que la planète est totalement entre les mains de fous avec tous les pouvoirs. Si vous aimez les intrigues politiques, ce genre est totalement fait pour vous !

Comme pour le steampunk, le cyberpunk dépasse peu à peu les frontières de la littérature, à une fréquence bien moins élevée que le steampunk néanmoins. Pas étonnant : ça touche à la politique, donc c’est tabou. Les créateurs ont souvent quelques retenues lorsqu’ils comparent leurs personnages à certains dirigeants actuels. Moi pas, je vis très bien le fait de pisser sur le gouvernement dans les trois quarts de mes textes, ahah. Dans le cosplay, le côté cyborg est peu développé, mais on trouve quand même de petits groupes motivés par l’univers. Pour le plaisir, et pour pas faire de jaloux, voici un petit exemple, toujours tiré de Pixabay :

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Vous remarquerez quelques ressemblances avec les steampunk, en plus « high-tech ». Ce sont deux grands opposés : l’un lumineux et exubérant, l’autre sombre et avec la volonté de se perdre dans la masse. C’est pour ça que j’adore ces deux genres.

C’est parti pour la liste des recommandations ! On commence avec le cinéma, où on trouve pas mal de choses marquantes : Blade Runner, RoboCop, Judge Dredd, Le Cinquième élément, Matrix, bien sûr, et plus récemment des films comme Tron : L’héritage, qui correspond pas mal au modèle. Parmi les séries télévisées, c’est la même chose, il y a plusieurs grands noms vraiment chouette à aller zieuter : Almost Human, Person of interest, Continuum et l’excellent Black Mirror !

Au niveau jeux vidéos, outre toutes les adaptations des films nommés au dessus, on trouve pas mal de petits bijoux également : la licence Deus Ex, c’est totalement du cyberpunk, ainsi que leurs ancêtres, les jeux System Shock. Les Final Fantasy, même s’ils en ont pas l’air, développent aussi pas mal de problématiques cyberpunk, notamment dans Final Fantasy VII, sorti en 1997. Et enfin, il y a bien sûr Cyberpunk 2077, des studios qui ont réalisé The Witcher, qu’on attend de pied ferme très bientôt ! Si le jeu est aussi bon que The Witcher, à n’en point douter, ce sera quelque chose d’énorme. J’ai très hâte de le voir sortir pour ma part. Ici encore, on trouve tout plein d’univers cyberpunk dans le jeu de rôle. On a par exemple Cyberpunk 2013, et son successeur Cyberpunk 2020, qui sont pas mal du tout !

Au niveau des livres, on en a cinq excellents qui reviennent à chaque fois : Sur l’onde de choc de John Brunner, Neuromancien de William Gibson (qui est un énorme coup de cœur pour ma part, et plus généralement, lisez tous ses romans, il y en a tout plein dans le milieu cyberpunk), Mozart en verres miroirs de Bruce Sterling, Le Samouraï virtuel de Neal Stephenson et Moxyland de Lauren Beukes. N’hésitez pas à aller les découvrir et à les rajouter dans votre PAL !

C’est tout pour cet article, j’espère qu’il vous a plu et que vous avez appris quelques trucs ! On se retrouve bientôt pour de nouveaux articles !

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