Rédiger une fiche de bestiaire type

RÉDIGER UNE FICHE DE BESTIAIRE TYPE

Coucou ! Quelques lecteurs me demandent depuis quelques temps une fiche bestiaire pour organiser les créatures de leurs univers de littératures de l’imaginaire. J’ai donc repris celle de mon propre univers, Tyrnformen, afin de vous présenter une version possible de bestiaire à rédiger. Ce n’est pas du tout la seule qui existe et ce que j’exige être important peut parfaitement ne pas l’être pour vous, c’est une simple proposition 🙂

Vous pouvez retrouver la fiche par ici, pour suivre les explications plus facilement :

CLIQUEZ ICI !

1. Organiser son bestiaire

La première chose à faire, avant de s’intéresser à la fiche en elle-même, c’est de savoir comment vous allez organiser vos fiches. Si vous êtes un frénétique de la rédaction, vous savez très bien que rédiger beaucoup de fiches de créatures est très tentant. Il faut donc une organisation dès le départ pour éviter un gros bordel.

Pour commencer, je déconseille beaucoup le classement par ordre alphabétique. Ca peut paraître une bonne idée sur le moment, mais si vous atteignez les cent fiches créatures, ça devient difficilement gérable et pratique.

Les deux meilleures méthodes, ce sont les classement par espèces ou par niveau de dangerosité. Pour le premier, il suffit de définir des grosses catégories d’espèces. Par exemple : Oiseaux – Mammifères – Poissons – Esprits – … Le principal désavantage est le même qu’au dessus : si vous avez trop de mammifères, par exemple, il y a de fortes chances que vous vous mélangiez les pinceaux.

Pour les niveaux de dangerosité, que nous allons revoir tout à l’heure, on trouve : Domestique – Inoffensif – Inoffensif tant qu’il ne se sent pas menacé – Dangereux mais facilement tuable – Dangereux – Mortel (pour l’homme ou toute créature humanoïde, j’entends). Je trouve personnellement que c’est le plus pratique. Dans une aventure, quand on cherche à faire intervenir un monstre, on sait qu’il sera dangereux, voire mortel, bien avant de savoir son espèce. De même, en ville, vous savez qu’il y a des animaux domestiques. Partez de l’idée avant de préciser vers la créature.

Ensuite, pour le nombre de créatures à mettre à l’intérieur du bestiaire, je vous conseille grandement de vous limiter. Vous n’allez pas utiliser tout votre bestiaire, mettez-le vous en tête. Vous pouvez créer 150 fiches, vous en utiliserez une vingtaine au plus en général. Ménagez-vous. Qu’est-ce qui est vraiment important dans votre histoire ? Qu’est-ce qui est susceptible d’être VRAIMENT utilisé ? Pour ma part, j’essaye de me limiter à trente créatures bien travaillées, et j’ajoute ensuite peu à peu au besoin. C’est plus simple d’avoir un bestiaire de base que vous pouvez enrichir peu à peu par la suite avec des bestioles plus pointues.

Dernier petit point ! Dans cet article, je ne vais parler que des créatures de type « animaux » et/ou considérés comme tels. J’entends par là que, par exemple, si vos orques sont considérés comme une masse débile et qui frappe juste tout ce qui se trouve devant lui, déjà, c’est raciste, mais c’est du bestiaire. Si votre orque est personnage principal, ou un peuple plus ou moins évolué, ça devient une espèce « jouable » et donc ça ne relève plus vraiment du bestiaire, il vaut mieux travailler une fiche civilisation 🙂

2. La fiche de bestiaire type : explications complémentaires

Nous allons donc à la suite détailler point par point les caractéristiques de la fiche, pour vous expliquer un peu la manière de traiter chaque point et les faux-pas à éviter. Je vous rappelle par ailleurs que vous trouverez une initiation aux espèces dans CET ARTICLE ! J’ai fait un petit résumé de chaque partie sur le document, mais vous trouverez ici les informations complémentaires.

La dangerosité :

Comme expliqué plus tôt, il y a cinq états de dangerosité pour une créature. Les créatures domestiques sont les bestioles qui ont été domptées par l’homme (ou autre créature, mais on va rester sur le général) et qui ne représentent de ce fait plus une menace. Les créatures inoffensives sont les créatures sauvages, mais qui ne représentent pas un danger immédiat. Par exemple, à moins d’être dans Kaamelott, vous avez peu de chance de vous faire manger par un lapin. On trouve ensuite les créatures inoffensives mais qui peuvent s’avérer agressives si provoquées, piégées ou attaquées. On trouve ici les ours et les loups par exemple, mais aussi les cerfs !

Les animaux dangereux mais facilement tuables sont des petits et gros prédateurs susceptibles d’attaquer un homme, mais tuable facilement, avec une épée ou un arc par exemple. Les animaux dangereux, ce sont les créatures types de fantasy : griffons, manticores, croque-mitaines, … Ce sont des créatures dangereuses et difficiles à combattre, mais ils peuvent quand même être tués. Les créatures mortelles, enfin, ce sont les boss de fins : dragons, Cerbère, Méduse… Ce sont souvent des créatures de type unique.

Bien sûr, attention à la répartition de vos créatures ! On a plus de chances de tomber sur une créature inoffensive que sur une créature dangereuse en principe. Ne créez pas que des prédateurs, au risque de provoquer un déséquilibre dans votre monde. Limitez les créatures mortelles à deux ou trois maximum par texte, pour éviter que des dieux tous puissants se promènent tranquillou dans votre monde.

– La répartition :

Nous en parlions à l’instant, il est temps de parler de la répartition. Ici aussi, nous avons cinq états possibles.

Les créatures nuisibles ou d’élevage sont des créatures disponibles en surnombre dans votre monde. En général, ce sont les animaux domestiques, mais ça peut également être des animaux sauvages. Par exemple, quand le lapin a été lâché en Australie, il s’est tellement reproduit qu’il a détruit tout l’écosystème, et encore aujourd’hui, ils font des dégâts énormes. Ce sont généralement des animaux chassés également.  Les créatures communes sont des créatures que l’on retrouve souvent, le plus souvent parce qu’elles s’habituent à différents climats et s’y adaptent. Elles sont souvent moins visibles car elles fuient l’homme.

Les créatures rares sont les créatures qu’on évite de rencontrer trop souvent pour pas bousiller le rythme d’une intrigue, ahah. Ce sont généralement les gros prédateurs. S’il y en a trop, il n’y a aucune raison que votre personnage survive, donc il faut y faire attention. Les personnages très rares rejoignent les créatures mortelles. Ce sont des créatures très puissantes et donc à utiliser une ou deux fois maximum dans un récit (quand elles ne sont pas derrière l’intrigue).

– Le type et l’ordre :

Ici, pas de soucis majeurs, c’est la classification de votre animal dans le règne animal… ou végétal ! N’oubliez pas que les plantes peuvent aussi être très agressives, voire carnivores. Cela inclue le type de votre créature : mammifère, poisson, oiseau, … Et sa place dans la hiérarchie du monde : herbivore, carnivore, poissonivore, cannibale… Attention à ne pas défavoriser certains types de créatures. Par exemple, si vous avez des rivières, il y a des poissons. Bah il faut pas les oublier. Pareil pour les oiseaux. Inspirez-vous de ce que vous trouvez chez vous.

– Le lieu d’habitation :

Avant de définir le lieu d’habitation, ça me semble logique, mais vous devez définir votre carte du monde, et ses climats. Tous les animaux ne s’adaptent pas à tous les climats pour des raisons pratiques. Par exemple, un cerf noir dans la toundra, bah il se fait zigouiller en quelques heures. Il faut penser au camouflage et aux capacités d’adaptation de vos créatures, certains en possèdent. Les ours en sont un bon exemple : ils sont petits dans les forêts où ils sont en sécurité, grossissent dans les montagnes où ils sont plus vunérables, ils deviennent blanc sur la banquise pour pas être repérés des proies… Vos espèces peuvent évoluer en sous-espèces selon les régions où elles se trouvent, pensez-y !

– La taille, le poids et l’espérance de vie :

Pas grand chose à dire ici non plus, c’est assez explicite. Je vous conseille en revanche de commencer par la plus grosse créature de votre monde, afin d’avoir une échelle de grandeur. Aucune créature ne pourra être plus grande que ça. Ça évite les problèmes de cohérence. Attention au réalisme dans le poids et l’espérance de vie. Une proie est toujours plus légère qu’un prédateur parce qu’elle doit suivre vivre, un prédateur a toujours des outils à sa disposition pour combler cette rapidité : griffes, ailes, jets d’acide et j’en passe. C’est comme ça qu’on crée la chaîne alimentaire. « Machin peut faire ça, mais machin a ça pour compenser. »

– La description physique :

On rentre dans les descriptions en elle-même. Décrivez ici votre créature de la manière dont vous la voyez dans votre esprit, avec le plus de détails possibles. N’hésitez pas à être originaux ! Vous pouvez prendre des créatures domestiques et les rendre décalées : un cochon-licorne, un cerf à trois cornes, une poule à deux têtes… Les possibilités sont illimitées, il faut juste le vouloir ! Vous pouvez aussi mélanger plusieurs animaux que vous connaissez pour en faire de nouveaux !

N’hésitez pas à décrire également ici les spécificité anatomiques de vos créatures : la vache a quatre estomac, pourquoi un lama ne pourrait pas avoir deux cœurs ? N’hésitez pas à sortir de ce que vous connaissez.

– Le comportement :

C’est probablement la partie la plus difficile à appréhender. Pour ma part, je l’ai divisé en trois parties.

Dans un premier temps, identifiez le comportement de votre créature en tant qu’individu. Que fait-il de ses journées ? Comment chasse t-il ? Vit-il le jour ou la nuit ? Ce sont des détails importants.

Une fois que ce côté est défini, passez au comportement avec les individus de son espèce. Beaucoup d’animaux ne tolère pas de représentants de leur espèce sur leur territoire, d’autres au contraire vivent en groupe. Comment sont organisés les groupes ou les territoires ? Quels rôles peuvent avoir chaque individu ? Si l’on prend une meute de loup, par exemple, chaque canidé a un rôle bien précis.

Enfin, intéressez-vous aux autres créatures. Si c’est un prédateur, que chasse t-il ? Quelle est sa relation à l’Homme ? Il faut également y penser.

– La reproduction :

La reproduction d’une créature nécessite la prise en compte de plusieurs éléments : comment les créatures se séduisent-elles ? Qui portent l’embryon (oeuf, mâle, femelle…) ? Dans quels conditions les petits naissent-ils ? Combien par portée ? Les parents les élèvent-ils ? Combien survivent jusqu’à l’âge adulte ? A quel âge sont-ils indépendants ? A quel âge atteignent-ils leur maturité sexuelle ? Ce sont tous les paramètres à traiter dans cette partie !

Avec tous ces éléments, vous avez normalement fait le tour de votre créature. N’hésitez pas à rajouter d’autres éléments si vous en trouvez des intéressants ! C’est tout pour cet article, n’hésitez pas si vous avez des questions et à bientôt pour de nouveaux articles !

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