[Beta Publisher] Les Trois Gardes – Tome 1 : Les prémices du mal – Damien Mauger

LES TROIS GARDES – TOME 1 : LES PRÉMICES DU MAL
Damien Mauger

Plop ! Dernière chronique de l’année ! On retrouve avec grand plaisir les éditions Beta Publisher pour un tout nouveau roman qui m’a tout simplement coupé le sifflet. Il s’appelle Les Trois Gardes et est signé Damien Mauger.

1. Une menace sur le point de se réveiller

Depuis la dernière grande guerre contre les sbire de l’Empereur Adramalech, empereur des démons, le royaume d’Ishvard connaît une période de paix durable, notamment grâce à la surveillance des trois gardes, trois unités d’élite mêlant grands guerriers et chevaliers-mages qui veillent sur le pays et assurent sa sécurité au nom du roi Wufoald III.

Dans ce climat on ne peut plus heureux, plusieurs chevaliers-mages préparent leurs jeunes apprentis au grand tournoi des écuyers qui se rapprochent à grand pas. L’un des éléments les plus prometteurs est Phoebus le Radieux, écuyer du très célèbre Chilpéric Abzal, le Chevalier Blanc, un héros local très apprécié par le peuple et ses frères et soeurs d’armes. Très protecteur, il a pris le jeune homme sous son aile, persuadé que ses dons magiques sont voués à de grands desseins qui échappent encore à cette réalité. Phoebus prend plutôt cette « prophétie » avec bonne humeur, ne se doutant pas encore une seule seconde que son quotidien est sur le point d’être bousculé définitivement.

En effet, personne n’a réellement eu la preuve que les démons ont bien disparu. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont pourtant toujours là, retranchés là où les Hommes ne peuvent pas les trouver. Adramalech prépare ses troupes à la revanche, et a trouvé un poulain idéal pour accomplir cette mission : Apolyon, son meilleur élément, qu’il forme depuis peu à devenir plus puissant, plus qu’aucun de ses comparses. Le chaos se rapprochent et les Humains ont plutôt intérêt à s’en apercevoir rapidement.

Le livre est disponible aux éditions Beta Publisher depuis un petit moment maintenant, en format broché et numérique. Si ce joli petit bijou vous tente, vous pouvez le retrouver PAR ICI !

2. Maman, je crois que je suis en PLS sous mon bureau

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Un spécimen rare de Myfanwius Autorus roulée en boule sous son bureau.

Ce n’est pas un secret pour vous si je vous dit que j’aime la fantasy, ça a toujours été une immense partie de ma vie et de mes activités en temps qu’auteur, et ce n’est pas prêt de changer. Ce livre m’a tellement retournée le cerveau que je suis passée du rire aux larmes, et de l’effroi total à « putain, cette description est ouf ». Si je devais tomber amoureuse d’un livre, ce serait de ce livre là, à n’en point douter. Je crois que c’est un de mes plus gros coups de cœur cette année. Je l’ai dévoré, littéralement, impossible de m’arrêter de le lire sans y retourner cinq minutes plus tard parce que je DEVAIS connaître la suite.

La Dark Fantasy, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une fantasy sombre, impitoyable et ultra-vraisemblable, où se mêlent l’horreur et la magie jusqu’au point où il devient difficile de les différencier. Eh bah ici, ce côté horrible joue tranquillement avec l’heroic fantasy, le côté solaire de la fantasy, où les chevaliers sont tous beaux et forts, dans un monde où il fait bon vivre. Ainsi, dans ce roman, on côtoie des personnages absolument géniaux et adorables… à côté des pires ordures que j’ai rarement croisé dans de la fantasy.

Vous en avez marre des « démons » à la Vampire Diaries ? Bah vous allez être servi. De tous les livres que j’ai lu, c’est probablement l’un des rares qui se rapproche le plus des démons mythologiques. Ce ne sont pas des trucs tous mignons, tous gentils, non, ce sont des créatures vicieuses, mauvaises, qui n’hésite pas à faire du mal et à le faire bien. Ajoutez à cela des descriptions particulièrement géniales et vous obtenez des créatures cauchemardesques qui vous foutent les jetons et dont il est très difficile d’avoir « pitié ». Je minimise grandement pour ne pas vous gâcher le plaisir de le découvrir vous même, mais, sincèrement, ça vaut totalement le coup d’œil, juste pour eux.

Pour ce qui est de l’intrigue en elle-même, on sent bien que ça reste malgré tout une introduction. J’ai hâte de découvrir la suite de la saga (puisque ce n’est que le premier tome), qui, j’en suis sûr, mettra davantage en valeur certains personnages qui passent pour l’instant inaperçus mais qui sont promis à foutre un gros bordel dans la suite. Ce premier tome cherche surtout à vous présenter le monde, ses coutumes, les personnages et les enjeux qui vont, je n’en doute pas, être d’une importance capitale pour la suite. L’intrigue garde ainsi les codes de l’heroic fantasy pour le moment, avec des passages de dark fantasy purs tout de même, qui donnent bien le ton pour la suite. Les deux monde ne s’entrechoquent vraiment qu’à la fin, et de manière spectaculaire, c’est le moins qu’on puisse dire, pour mener lentement vers le prochain tome.

Ce qui m’a vraiment frappée, pour ma part, c’est le style de l’auteur. Les descriptions sont magistrales, rien n’est laissé au hasard et chaque mot est susceptible de cacher quelque chose plus tard dans l’intrigue, si bien que ça encourage le lecteur à rester attentif. Le langage magique utilisé est particulièrement ingénieux et très bien choisi, il a sa propre originalité et contribue grandement à amplifier l’immersion. Et enfin, comme vous savez que j’adore ça, il y a des changements de registres ! On trouve notamment certains passages écrits à la deuxième personne du singulier, dans les scènes très importantes, qui donnent à l’intrigue un poids supplémentaires, on sent que CE moment là, il va TOUT changer. Et c’est génial, je suis totalement fan.

Il ne me reste plus qu’à vous parler des personnages de chevaliers. La relation entre Chilpéric et Phoebus est clairement la plus marquante. On a envie qu’ils réussissent et qu’ils battent toutes les épreuves. Genre vraiment. SAUF QUE, il se trouve que l’auteur est un horrible sadique, il adore détruire ce que vous aimez et ce à quoi vous vous attachez. Pendant toute la lecture, vous allez crier : « Oui ! », « Nooooooon ! », « Mais pourquoi ?! », « Mais noooooooon ! ». Et aussi pleurer et peut-être vouloir lui lancer des coussins à la figure. Ne vous inquiétez pas, qu’est-ce qui pourrait mal se passer ? Je vous avoue que j’ai très peur du prochain tome, puisque je sens que quelqu’un d’éclatant va mourir et que ça va être absolument horrible. Bref, les personnages de Chilpéric et Phoebus sont hyper attachants, hyper géniaux et j’ai pris énormément de plaisir à suivre leurs aventures dans ce monde particulièrement sans pitié. Les autres chevaliers (et chevaleresses) sont également super bien travaillés, n’hésitez pas à aller vite les découvrir !

En conclusion, ce livre est un immense coup de cœur que je vous invite à découvrir de toute urgence ! Il y a un potentiel de fou furieux pour la suite de cette saga et je ne demande qu’à la découvrir au plus vite ! Encore un énorme merci aux éditions Beta Publisher pour cette nouvelle superbe découverte, j’ai hâte de découvrir les prochaines sorties !

3. Un petit extrait ?

— La Grande Guerre, que les Chevaliers et les anciens finirent par intituler la Daimonomakhía, littéralement le « combat contre les Démons » en ancien langage, eut pour théâtre les terres désolées que l’on nomme désormais les Abîmes Englouties, commença-t-il. Sur cette longue plaine, antique parcelle du grand continent central d’Ishvard aujourd’hui arrachée et offerte à la mer, se confrontèrent les deux plus puissantes armées que le monde ait jamais connues. [..]

» À l’ouest, unis sous la bannière du roi Wulfoald II le Conquérant, se tenaient les soldats des Trois Gardes. Jamais n’avait-on vu une si grande armée humaine rassemblée en un même lieu. Le roi était fier de ses guerriers, qui au péril de leur propre vie n’hésitaient guère à protéger l’Humanité et à garantir leur prospérité commune. Contrairement à l’Empereur couard, Sa Majesté nous commandait au combat, parée d’une magnifique armure d’un noir de jais, sa grandiose épée au côté, Espoir, avide de sang ennemi. Bien que l’apparence des Démons eût pu nous horrifier, nous restâmes impavides, car nous sûmes que les dieux furent de notre côté. Forts de notre Magie et de notre expertise à l’épée, nous ne pouvions perdre.

» Lorsque sonna le cor de la charge, alors que les deux armées s’élançaient l’une contre l’autre, l’orage se mit à gronder, la pluie à tomber dru, le vent à souffler. Le temps souffrait de cette bataille, le Soleil de Notre Seigneur le Roi des dieux se camouflait, mais nous ne faiblissions pas. La pluie nous aveuglait, le sol devenu boueux engloutissait les sabots de nos chevaux, mais nous étions plus déterminés que jamais.

» Le fracas des épées et des boucliers ne tarda guère à retentir dans les plaines. Les corps tombèrent, tout comme les chevaux. Le chaos s’empara de cet instant de bataille. Mon épée virevolta en tous sens, mon bouclier bloqua les armes de mes ennemis, ma Magie fulgurante élimina les plus faibles. Les premières minutes de la Grande Guerre furent à la bonne fortune de nos ennemis, car bien plus nombreux que nous, ils réussirent à nous repousser. Par ordre de notre roi, nous nous repliâmes. Les Mages s’activèrent à dresser des rideaux de feu pour empêcher les Démons de passer. Les plus téméraires furent brûlés dans les flammes ardentes. Mais ce fut sans compter les fidèles de l’Érèbe qui vainquirent le feu. Nos archers tirèrent leurs traits, une véritable pluie qui aurait aussi bien pu recouvrir le soleil, décimant les huit premières lignes. Les Mages s’assemblèrent, unifièrent leurs pouvoirs et déclenchèrent les foudres qui désintégrèrent les survivants. Nombre de Démons furent ainsi éliminés par notre Magie, et très vite il sembla à l’Humanité que le triomphe était à portée de main.

» Malheureusement les Démons étaient également aguerris de l’Érèbe. Une multitude de sortilèges furent lancés et nombre de mes camarades succombèrent sous mes yeux. S’ensuivit alors le combat de la Magie contre l’Érèbe, la quintessence même de la guerre éternelle du Bien contre le Mal. Notre volonté, notre détermination, notre amitié et notre amour les uns pour les autres firent que nous réussîmes à prendre le dessus sur les Démons. De leurs lances, les soldats de la Première Garde enfoncèrent les lignes ennemies plus amplement encore. De nos épées, nous tranchâmes ceux qui churent. Les Démons reculèrent, tant et si bien qu’ils se retrouvèrent acculés au bord de la falaise. Derrière eux les attendait la mer déchaînée, et quelques vagues emportèrent déjà les plus proches. Courage et passion, patience et force : chaque Démon tomba sous le coup de nos glaives. Enfin, il ne resta plus que le laquais-commandant de l’Empereur et une trentaine de ses sbires. Couards autant que leur souverain, ils s’enfuirent à bord de leurs trières, en dépit du déchaînement de la mer. Unis, nous regardâmes six des sept navires couler, tandis que le dernier disparaissait à l’horizon. Est-il un jour parvenu là où il rentrait ? Jamais nous ne le saurons. Car dès lors que la Daimonomakhía se fut achevée, l’Empereur et ses forces ne se manifestèrent jamais plus.

Merci d’avoir lu cette chronique jusqu’au bout ! J’espère qu’elle vous a plu et que vous vous laisserez tenter par le livre ! Nous nous retrouvons demain pour l’ultime interview de 2018 ! Des bisouilles et prenez soin de vous !

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