Devenir régulier, c’est pas si compliqué

DEVENIR RÉGULIER, C’EST PAS SI COMPLIQUÉ !

Bonjour à tous ! Cette semaine, on parle régularité. Lorsqu’on écrit, c’est la recette indispensable pour avancer efficacement dans son récit. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas si contraignant et compliqué.

Bien sûr, comme toujours, ces conseils sont UNE méthode, qui a fonctionné sur moi en l’occurrence et qui peut donc fonctionner sur plusieurs autres auteurs. Mais elle ne s’adapte pas à tout le monde, vous pouvez très bien en trouver d’autres. Malgré tout, si ça marche pour au moins quelques personnes, il ne faut pas hésiter à essayer plutôt que de rejeter directement tout ça. Je pensais pas être une autrice architecte, bah pourtant j’en suis une à 200% aujourd’hui. C’est gratuit, profitez-en, dans le meilleur des cas, vous vous améliorerez. 

1. Préparer le terrain

Avant toute chose, devenir régulier, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Pour vous donner une idée, il m’a fallu presque six mois pour me considérer vraiment bien avec mon rythme d’écriture. Chaque auteur avance à des rythmes différents. Pour certains ça prend moins longtemps, pour d’autres au contraire il faut plus de temps. Mais ce n’est pas grave, c’est normal. Donnez-vous au moins trois à quatre mois pour essayer avant d’abandonner si ça ne vous convient pas.

La première étape avant de penser à devenir régulier, et c’est la plus importante, c’est d’apprendre à aimer écrire et, plus difficile, à aimer ce que l’on écrit. La route vers la régularité est longue, vous allez devoir être motivé et faire preuve de sang froid pour ne pas lâcher en cours de route. Si vous partez du constat que ce que vous faites n’en vaut pas la peine, alors vous ne deviendrez pas régulier. Prenez le temps d’écrire et d’aimer ça avant toute chose, vous n’êtes pas obligé de considérer tout de suite l’écriture comme quelque chose de sérieux. Votre plaisir doit passer avant tout le reste. De même, si pendant cette méthode, l’écriture devient une contrainte, prenez une pause. Ce n’est pas le but de l’opération. La régularité c’est quelque chose qui vient naturellement parce qu’on aime le faire. Si c’est contraint, ça ne fonctionnera pas.

La deuxième étape, c’est la mesure de votre temps disponible. Les premières semaines sont les plus difficiles à tenir et il faut y mettre du votre pour que ça marche. Pour ma part, j’ai consacré mes deux mois de vacances à ce projet, en 2015. Je dirais qu’il faut compter au moins trois à quatre semaines pour mettre la routine en place, ensuite, il faudra juste vous libérer du temps dans la semaine.

Enfin, dernière étape non-obligatoire, si vous travaillez sur un projet que vous aimez vraiment beaucoup (ou plusieurs), travaillez dessus au moins au début de la mise en place de la routine. Vous aurez plus de plaisir à retourner écrire plutôt que sur un texte sans objectif.

2. Créer des bases de travail stables

Prenons le taureau par les cornes. On va tout d’abord parler d’organisation du temps de travail. Votre première mission, c’est de vous fixer un objectif : écrire quotidiennement est ce qui est le plus recommandé, mais si vous avez moins de temps, essayez de fixer au moins deux sessions d’écriture par semaine (le week-end par exemple).

Ne changez surtout pas vos habitudes et rituels d’écriture : si vous êtes plus inspiré le soir, continuez d’écrire le soir. De même, si vous préférez des petites sessions d’écriture dans la journée, ne prévoyez pas soudainement des sessions d’écriture de deux heures.

Sur un calendrier ou un agenda, notez toutes vos sessions d’écriture prévues et le temps que vous allez accorder à chacune d’elle. Dans l’idéal, il est recommandé d’écrire trente minutes tous les jours, mais cela peut augmenter petit à petit si vous vous sentez vraiment à l’aise. Pour ma part, mes sessions d’écriture font environ 2h30 aujourd’hui, et j’ai démarré avec un objectif de trente minutes par jour.

Le deuxième objectif à fixer, pas obligatoire, c’est celui du nombre de mots ou de pages à atteindre par session. Ce n’est pas obligatoire, si ça vous stresse, n’en mettez tout simplement pas. Pour ceux qui veulent tenter, ne visez pas trop haut au départ : 250 à 300 mots, c’est très bien pour un départ. Ici aussi, ce nombre grimpera tout seul par la suite. Gardez surtout en tête que ce n’est qu’un objectif. Si vous ne l’atteignez pas, ce n’est pas grave, vous ferez mieux la session suivante. Si vous n’avez aucune idée de votre capacité d’écriture, écrivez trente minutes, retirez 100 mots à l’équation, et multipliez en fonction du temps que dure votre session d’écriture.

Dernière étape, la plus difficile, vos séances d’écriture ne doivent pas être parasitées. Coupez Internet et les réseaux sociaux, c’est important pour la prochaine étape. Mettez de la musique, buvez du thé si vous voulez, mais gardez en tête que pendant trente minutes/une heure, vous allez écrire et rien d’autre.

3. Ne pas déranger, auteur au travail

Une fois votre calendrier créé, il ne vous reste plus qu’à vous lancer. Comme dit plus haut, les premières semaines vont être les plus compliquées à tenir. Tout ce qui est nouveau excite votre cerveau pendant un temps, mais si c’est répété trop souvent, ça l’agace. Et cet agacement, ça va être votre plus gros ennemi pendant vos sessions d’écriture.

Pour lutter contre l’agacement, il faut avant tout travailler sur vous. Le mental, c’est important, et vous allez devoir apprendre à vous connaître mieux pour tenir vos sessions d’écriture efficacement. Cela passe dans l’apprentissage de vos limites. Le cerveau est un outil formidable mais qui fatigue passé un certain temps. Même si vous écrivez tous les jours, imposez-vous du temps libre pour éviter le burn out. Cela peut-être un jour à vide dans la semaine ou une pause entre vos différentes sessions d’écriture qu’il ne faut pas hésiter à fracturer. Il vaut mieux écrire dix minutes trois fois avec des pauses de quinze minutes plutôt que trente minutes en une fois si vous savez que ça va vous énerver. Si vous bloquez dans l’écriture, arrêtez tout quelques jours pour éviter que le négatif ne l’emporte sur le positif de la session. Les débuts de la routine sont troués et chaotiques, c’est normal.

Cependant, attention à ne pas confondre agacement et procrastination. Cette dernière vous conforte également dans l’idée de ne rien faire. Se donner un coup de pied aux fesses de temps en temps, c’est aussi nécessaire pour vous remotiver et éviter le coup de mou.

La deuxième cause de l’agacement, c’est la lassitude. Si vous en avez marre de travailler sur un projet, n’hésitez pas une seconde et défoulez-vous sur autre chose. Tuez un personnage gratuitement, écrivez une autre histoire, jouez avec des clichés temporairement. Ne vous sentez pas coupable de travailler sur autre chose, c’est parfaitement normal et c’est nécessaire pour garder la motivation. Si vous avez plusieurs projets, n’hésitez pas à les travailler au rythme d’un projet par session d’écriture pour varier et garder votre motivation intacte sur chacun d’entre eux.

A cela, n’hésitez pas à vous imposer quelques défis bonus : des mots à caser, travailler un brouillon ou une scène plus loin dans l’histoire, ça aussi c’est de l’écriture et ça vous permet de varier un peu votre quotidien.

Enfin, et c’est le plus important : récompensez vous ! Quand votre chien fait pipi dehors pour la première fois, il faut le féliciter à fond en agitant les bras stupidement pour lui montrer que c’est positif et que vous êtes content. Bah votre cerveau fonctionne un peu pareil. Un goûter, un bonbon, ou tout simplement la joie de retrouver Internet, ça renforce votre idée qu’écrire est positif. On s’en fiche si ça a l’air stupide, c’est bien, vous avez fini une session d’écriture !

4. Tenir sur le long terme

Une fois les premières semaines passées, vous vous rendrez compte qu’écrire devient plus facile, et pour une bonne raison : le cerveau humain aime la répétition. Comment avez-vous appris à vous brosser les dents ? A parler ? A compter ? En répétant l’action encore et encore jusqu’à ce que ça s’ancre dans votre cerveau et que ça ne s’oublie plus. L’écriture fonctionne exactement de la même façon. Plus vos sessions d’écriture sont régulières, plus vous aurez de faciliter à écrire et imaginer. De plus, être régulier, c’est le meilleur moyen de défense contre la page blanche et la procrastination.

Dès que vous avez les bases de la régularité, c’est comme se brosser les dents : ça ne s’oublie pas. Vous pouvez relâcher votre garde et vous permettre plus de souplesses dans vos sessions d’écriture car votre cerveau reconnaît quand vous vous mettez en situation d’écriture. A partir de là, vous pouvez vous lancer dans de plus gros projets, par exemple le NaNoWriMo qui consiste à écrire 50 000 mots avec plein d’autres auteurs. N’hésitez pas à devenir réguliers en groupe également, c’est extrêmement motivant. Partagez vos réussites sur les réseaux sociaux, faites des rush et des word wars avec vos copains. Il n’y a rien de tel pour apprendre plus vite !

Votre dernier obstacle, désormais, ce sont vos propres limites. Evitez les trop grosses sessions d’écriture sous peine de syndrome du rôliste et prenez soin de vous. Et une fois régulier, il ne vous reste plus qu’à partager votre méthode avec d’autres auteurs qui en ont besoin !

Voilà ! J’espère que cet article vous a plu ! Des bisouilles et à bientôt !

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