[Auto-édition] Sept morts à vivre – Southeast Jones

SEPT MORTS A VIVRE – SOUTHEAST JONES

Coucou ! On retrouve Southeast Jones cette fois-ci pour un recueil de nouvelles auto-édité qui envoie encore une fois du lourd !

1. La fin ?

La Mort. Un concept à la fois effrayant et intrigant. Qui n’a jamais rêvé de savoir ce qui se trouve après cette dernière ? Qui n’a jamais eu envie de la programmer, ou pire, de la défier ? La religion, la quête de l’immortalité, le besoin de savoir sont les thèmes principaux de ce nouveau livre.

Au travers de sept nouvelles, Southeast Jones vous entraîne dans de nouvelles aventures aux frontières des genres de l’imaginaire en compagnie d’extraterrestres, de Dieu, de fantômes, de monstres qui, à coup sûr, ne vous laisseront pas indifférents. On ne reste jamais indifférent face à la dure réalité : toute vie a une fin (ou pas ?), et votre fin ne fait que commencer.

Sept Morts à Vivre sort le 10 novembre 2019. Vous pouvez visionner dès à présent le petit trailer du recueil.

2. Une lecture frisson

C’est encore une très chouette découverte que nous offre ici Southeast Jones, que vous avez pu découvrir dans le recueil Il sera une fois, publié chez Séma Editions. On quitte un peu le pur science-fiction pour aborder des textes plus réflexifs sur la notion de mort. Les textes flirtent davantage ici avec le fantastique, presque l’horreur par endroits, avec toujours une présence importante de la science-fiction qui sent bon la nostalgie.

Les sept nouvelles sont très chouettes, certaines beaucoup plus longues que d’autres, mais toujours accès sur le même thème, traité de différentes façons. On retrouve les schémas connus des « zombies », mais vraiment amélioré et original cette fois, tout comme on parle de religion avec Dieu au bord du burn out et prêt à tout faire péter juste parce qu’il en a marre. C’est aussi l’occasion de retrouver l’imaginaire de l’auteur avec de nouvelles créatures un peu étrange, comme celle de la nouvelle « L’Antre de la bête » qui a de quoi faire cauchemarder, ou encore des dragons réinventés et un brin flippant. Plusieurs nouvelles sont également très centrées sur le côté réflexif, presque philosophique, comme « Le Monde Lent » ou « Funérailles », ce qu’on ne trouvait pas forcément dans le recueil précédent.

Comme la dernière fois, j’ai beaucoup aimé les retrouvailles avec le style d’écriture de cet auteur que je trouve vraiment incroyable et super addictif. Les mots coulent tous seuls, la maîtrise de la tension narrative par endroits est incroyable et il y a les nombreux niveaux de lecture avec lesquels chaque nouvelle peut être lue, que ce soit sur un axe politique, scientifique, religieux, sociétal. Il y a plein de choses à en tirer et ça en fait un recueil vraiment complet. Je suis toujours aussi fan de l’univers de l’auteur, dont les inspirations du « Golden Age » de la science-fiction sont toujours bien présents, et c’est ce qui m’avait totalement charmée la première fois.

Le recueil se lit tout seul, on voit pas le temps passé et chaque nouvelle est une surprise totale. Outre les chutes qui sont excellentes, quand vous débutez une nouvelle, il n’est pas possible de deviner vers où se dirigera l’intrigue. C’est une grande énigme. L’auteur a tellement d’idées tordues que vous finirez toujours par être surpris à un moment ou un autre. Et c’est très jouissif. J’adore les histoires qui réussissent à me surprendre.

« Le Temps des Moissons », la nouvelle qui réinvente un peu les morts-vivants, est certainement ma préférée dans ce recueil, tant sur le jeu de la forme du texte que sur l’intrigue. Elle est incroyable sur le point réflexif et allie également de l’action et de la politique un peu effrayante. J’avais rarement aimé une nouvelle à ce point encore. Mais c’est aussi le but. Les nouvelles ici parlent à tout le monde, parce qu’on se sent forcément concerné par les histoires racontées, contrairement à Il sera une fois qui est plus ouvert vers l’imagination. Ici, on ne peut pas vraiment s’échapper, on sait que la mort est un concept qui existent, qui fait peur et qui intrigue, c’étaient là les ingrédients nécessaires pour accrocher totalement le lecteur.

En bref, c’est une très chouette découverte rapide à lire qui va vous donner un peu les chocottes et va vous faire réfléchir très fort à votre fin de vie. Je vous encourage vivement à tenter l’expérience de vous-même !

3. Un petit extrait ?

L’existence peut se résumer en trois étapes : la naissance, la vie et la mort; bien que seules la première et la dernière aient une réelle importance. A l’échelle d’un univers que l’on suppose infini et dont la durée de vie est, de notre point de vue humain, ce qui se rapproche le plus de l’éternité, tout ce qui se passe entre les deux n’est qu’une succession de points de détail insignifiants.

Mais le monde a changé, de même qu’a changé la perception que nous en avions. Il n’y a pas eu de guerre, du moins pas de guerre qui affiche ouvertement son nom; pas plus qu’il y a eu d’invasion extraterrestre ou de catastrophe écologique. Les conspirationnistes amplifient la moindre rumeur, qu’elle soit ou non fondée, quand ils ne l’inventent pas de toute pièce et, quelle que soit leur confession, des illuminés arpentent les trottoirs et crient à la fin du monde. Mais pour ce que j’en sais, il n’y a pas eu de bataille d’Armageddon ou de Ragnarök et Al-Dajjâl ne s’est pas encore présenté aux portes de l’Orient.

J’ai volontairement laissé de côté tout ce qui concerne les animaux atteints du S.R.L., une vaste étude y est cependant consacrée dans le quatrième cristal.

Il y a environ douze ans que le premier mort est revenu à la vie. Ce qui est, pour ce qu’elle vaut, la version officielle; nul n’ignore en effet la propension qu’ont les gouvernements à cacher ou à minimiser un événement dramatique. Il est également possible que d’autres cas se soient produits plus tôt dans des régions reculées du globe, mais n’aient pas été recensés.

J’imagine aisément la terreur qu’ont pu inspirer ces résurrections ! On a cependant rapidement oublié l’image du mort-vivant tel qu’il était représenté dans la plupart des films d’horreur. Ici, point de cadavres décharnés déambulant gauchement dans les rues à la recherche de chair fraîche à dévorer, mais des êtres inoffensifs et effrayés, incapables de comprendre leur nouvelle condition.

Et voilà pour cette nouvelle petite chronique ! J’espère qu’elle vous a plu et à bientôt pour d’autres chroniques !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :