GRAINES D’AUTEURS – Aymeric Janier

GRAINES D’AUTEURS – AYMERIC JANIER

Bonjour à tous ! On se retrouve pour une nouvelle série d’interviews en compagnie des auteurs de la maison d’édition Beta Publisher. Cela fait maintenant un peu plus d’un an que je vous présente les livres de tous leurs auteurs talentueux, et j’avais envie de les mettre de nouveau en lumière dans des interviews, afin que vous puissiez apprendre à mieux les connaître.

Et on commence avec le plus récent d’entre eux, à savoir Aymeric Janier, l’auteur du thriller historique L’Etoile d’Orion, dont vous pouvez retrouver la chronique sur le blog.

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Coucou ! Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Qui es-tu ? Quand as-tu commencé à écrire ? Pourquoi ?

Bonjour à toutes et à tous. Je m’appelle Aymeric Janier. J’ai 38 ans et je travaille comme éditeur au « Monde ». Avant de rejoindre le milieu de la presse, en 2006, j’ai suivi un cursus de langues étrangères, ce qui m’a permis d’étudier au Royaume-Uni et en Allemagne. Féru d’Histoire et de géopolitique, deux univers qui recèlent leur part de mystère, je suis aussi un grand lecteur. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé, très tôt, à prendre la plume. Après avoir lu tant de belles histoires, je voulais écrire la mienne.

Tu viens aujourd’hui nous présenter L’Étoile d’Orion, ton roman publié aux éditions Beta Publisher. Peux-tu brièvement nous rappeler de quoi il parle ? Pourquoi avoir choisi ce titre en particulier ?

Ce roman met en scène une organisation secrète, SPECTRE, créée aux États-Unis en réaction à un incident survenu le 20 janvier 1986. Cette structure fantôme a vocation à éliminer les menaces extérieures. Du moins en théorie. Trois individus, que rien ne prédestinait à se rencontrer (et, a fortiori, à s’unir), vont l’apprendre à leurs dépens. Le titre fait référence à Orion, chasseur géant de la mythologie grecque qui était réputé pour sa beauté et sa violence. Pourquoi ? Parce que, dans mon récit aussi, il est question de traque, de beauté et de violence.

Puisqu’il s’agit d’un roman historique, le travail de recherche a dû être assez important. Depuis quand travailles-tu sur ce roman ? Comment as-tu organisé tes recherches avant d’écrire ? Pourquoi avoir utilisé la période de la fin de la guerre froide comme cadre spatio-temporel à ton récit ?

J’ai travaillé plusieurs années sur ce livre, car il a nécessité des recherches très approfondies, notamment sur l’aspect militaro-stratégique de la guerre entre l’URSS et l’Afghanistan. Lorsque l’on touche à un sujet historique, quel qu’il soit, il ne faut rien laisser au hasard. Tout doit être solide, sans quoi la structure même du roman peut s’effondrer. Si j’ai choisi la fin de la guerre froide comme cadre à ce livre, c’est parce qu’à mes yeux, elle symbolise un tournant majeur au niveau des relations internationales. À partir de là, une nouvelle ère s’ouvre…

J’ai lu que tu étais journaliste à côté de ton travail d’auteur. Ton métier a-t-il influencé l’écriture de ton texte ? Ton style a dû être « bousculé ». Comment as-tu géré la différence entre l’écriture journalistique et l’écriture fictionnelle ? Le fait de passer de l’une à l’autre a-t-il été difficile ?

Oui, bien sûr, mon activité de journaliste a influencé ma manière d’écrire. Ne serait-ce que dans le choix des mots et au niveau du style. Mais la grande différence est que, dans mon métier, il y a un cadre et des normes très strictes à respecter. Nous nous appuyons sur des faits, et rien que des faits. La fiction, elle, offre un champ de possibilités beaucoup plus vaste, que l’on peut faire fructifier à loisir, comme le ferait un jardinier avec des cucurbitacées (petit clin d’œil à l’approche d’Halloween). Avec L’Étoile d’Orion, j’ai jeté un pont entre ces deux formes d’écriture, avec une part de vérité, mais aussi d’imaginaire. Un bon compromis, finalement.

L’autre grand point fort de ton livre, c’est la manière dont tu mets en scène le milieu des agents secrets. Quelles sont tes sources d’inspiration pour cette partie de l’intrigue ?

Le milieu trouble des agents secrets me fascine depuis longtemps. Peut-être parce qu’il fait naître chez moi, comme chez tout un chacun j’imagine, son lot de fantasmes et d’interrogations. Par définition, l’inconnu a toujours tendance à nous attirer, même si, au fond, nous le craignons. En tant que lecteur, mais aussi en ma qualité d’auteur, je me suis nourri des écrits de Tom Clancy, Robert Ludlum et John Le Carré, les maîtres du genre.

Ton texte est le premier, chez Beta Publisher, à proposer du contenu additionnel. Penses-tu que l’écriture « augmentée » et les hybrides entre contenu papier et numérique aient de l’avenir dans la littérature ? Quels sont les coulisses de ces contenus additionnels ? Est-ce ton idée ou celle de tes éditrices ? Comment les avez-vous mis en place ?

L’idée de « contenu additionnel » – à savoir des QR codes disséminés au fil des pages – est venue de mes éditrices. Elles ont pensé, à juste titre, que cela permettrait à celles et ceux qui le souhaitent d’en savoir plus sur le contexte géopolitique de l’époque. Nous avons donc élaboré de concert des séquences audio et vidéo (j’ai écrit les textes ; elles ont « posé » leur voix dessus), ainsi qu’une carte animée, pour donner de la « valeur ajoutée » au récit. Je pense que cette hybridation entre contenu papier et numérique est appelée à se développer, à condition toutefois que cela ait un sens. Tous les secteurs évoluent. Pourquoi la littérature ferait-elle figure d’exception ?

As-tu d’autres périodes historiques préférées ? Lesquelles et pourquoi ?

Oui, la Renaissance m’intéresse beaucoup, parce qu’en matière d’art et d’Histoire, elle offre un terrain d’exploration pratiquement infini. La période contemporaine, et plus particulièrement la Seconde Guerre mondiale, est également très riche, quoique dans un registre différent. Pour un écrivain, c’est un sujet d’étude passionnant.

Travailles-tu sur un nouveau projet de roman ? Ou, du moins, as-tu des idées en ce qui concerne ton prochain roman ? Comptes-tu rester dans le même registre ou, au contraire, tester totalement autre chose ?

Oui, mon prochain roman est déjà écrit, du moins dans sa « version brute ». Le cadre dans lequel il s’inscrit est très différent de celui de L’Étoile d’Orion puisqu’il s’agit d’une dystopie, dont l’action se déroule au Royaume-Uni, en 2100. Il y est question de dictature et de résistance. Un texte très « orwellien »…

Beaucoup de lecteurs du blog souhaitent, plus tard, suivre la voie journalistique. Quel est ton parcours ? Des conseils à leur donner pour les encourager à se lancer ?

Comme je l’ai dit en introduction de cet entretien, j’ai étudié les langues étrangères avant de me lancer dans le journalisme. Par la suite, j’ai intégré sur concours l’Institut pratique du journalisme (IPJ) de Paris. J’en suis sorti au bout de deux années de formation, puis j’ai travaillé successivement à Courrier International et à l’Agence France-Presse (AFP), deux expériences très enrichissantes. Si je devais donner un conseil à celles et ceux qui souhaitent embrasser cette carrière, ce serait de rester toujours curieux et à l’écoute d’autrui. C’est, à mon sens, le meilleur gage de réussite dans ce métier.

Pour le défi, donne deux mots à la personne qui passera après toi ! Elle devra les caser dans son interview.

Pour le prochain défi, je choisis les mots « ombre » et « espion ». On ne se refait pas…

Merci beaucoup de m’avoir accordé un peu de ton temps et bon courage pour ton prochain roman !

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