[Auto-édition] Le Cycle de Barcil : Gienah la Mercenaire – Jean-Marc Dopffer

LE CYCLE DE BARCIL : GIENAH LA MERCENAIRE 
Jean-Marc Dopffer

Bonjour à tous ! On se retrouve pour une nouvelle petite chronique d’auteur auto-édité. On m’a proposé quelques nouvelles en service presse pour cet univers et ça m’intriguait, étant donné mon amour pour les univers étendus.

1. Une histoire de dragons

Linn, un nain albinos considéré comme un émissaire des dieux parmi son peuple, se voit confier une mission prestigieuse : il doit entrer dans l’antre d’un dragon avec sa compagnie et s’emparer des plus majestueux rubis de Barcil, afin de pouvoir sculpter les couronnes jumelles qui uniront son peuple et celui des elfes dans une ultime alliance. Malheureusement, malgré la préparation et la maîtrise de la magie, le dragon se révèle être problématique et le combat tourne court : c’est un massacre.

Le nain se voit contraint d’appeler à l’aide une vieille amie, à bien des distances du combat. Gienah la Mercenaire, elfe impétueuse et chasseuse de trésors, se trouve au service du prince lorsque son passé revient à elle, en fin de mission. Curieuse de retrouver ce nain qui a été pendant longtemps son frère d’armes, elle répond à l’appel et prend la route pour l’aider, sans savoir que la situation est dramatique.

Arrivera-t-elle à temps ? Seront-ils capables à eux d’eux de venir à bout de cette mission hors normes ?

Le livre est disponible depuis début 2018 sur Amazon. Vous pouvez le découvrir en version numérique PAR ICI !

2. Une épopée riche en héros complexes

Cette petite nouvelle fait vraiment beaucoup de bien au moral. Elle se classe dans l’esthétique classique de la fantasy. On y retrouve des elfes, des nains, des humains, de grandes thématiques comme la guerre ou la quête épique, mais aussi un travail millimétré sur les personnages, qui sont très complexes.

Pour commencer, Le Cycle de Barcil se compose de plusieurs nouvelles, ce qui classe ce texte au cœur d’un univers étendu. Même si chaque nouvelle peut se lire seule, bien évidemment, c’est l’ensemble qui permet de saisir toutes les particularités de cet univers. N’ayant pas lu les autres, je ne sais pas où cette nouvelle se place dans la chronologie du monde, ni même si les autres se passent dans le même temps. Quoi qu’il en soit, l’univers décrit est complexe et très complet. J’avoue avoir trouvé un peu difficile d’y rentrer dans un premier temps. Le format de la nouvelle fait qu’il n’y a pas beaucoup de place pour l’introduction, on rentre directement dans le vif de l’histoire. Cependant, si l’on s’accroche sur le premier chapitre, on finit par s’immerger grâce à la qualité des scènes d’action.

C’est sans doute le plus gros point fort de ce récit : le style de l’auteur est vraiment génial. Pour de l’auto-édition, j’ai été vraiment très agréablement surprise. Mis à part quelques petites coquilles au niveau des tirets cadratins, l’intégralité du texte est propre et se lit super bien. Les descriptions transcendent le lecteur dans l’imaginaire de l’auteur, et le style très visuel permet de bien se représenter toutes les scènes. C’est beau, ça se lit bien et ça tient la route.

L’intrigue peut paraître un peu banale au premier abord, à savoir défaire un monstre pour s’emparer d’un artefact, mais de nombreuses touches d’originalité ponctuent le texte, ce qui permet de le rendre vraiment unique. Pour commencer, dans l’univers même, on sent le travail énorme qui a été réalisé sur chaque peuple de ce monde. Ils sont uniques et très propres à l’auteur, vous n’en trouverez nulle part ailleurs. J’ai beaucoup aimé par exemple la relation des nains aux dieux et ce que l’albinisme symbolise pour eux. Mine de rien, c’est un symbole super utilisé dans la littérature médiévale (le cerf blanc), qui symbolise souvent la persévérance, mais aussi l’abus de persévérance. Ce détail peut paraître anodin, mais il donne énormément d’informations.

J’ai beaucoup aimé également la classe des « mercenaires ». A la fin de l’histoire, on ne sait pas plus qui ils sont, mais plusieurs indices semés dans le texte permettent au lecteur de s’imaginer comment ils ont pu en arriver là. Le personnage de Gienah est très intéressant également par son côté plus lunaire, alors que les elfes sont habituellement représentés comme des êtres solaires. Sans être surpuissante, elle fait amplement son travail et est très attachante. Elle est complexe, il est difficile de lire en elle, ce qui en fait également un personnage très mystérieux. Il en est de même pour Linn. En apparence, c’est un nain assez bavard, mais au final, on ne sait presque rien de lui, ce qui a un côté assez effrayant. Ce sont deux héros (ou anti-héros ?) complémentaires qui attirent vraiment l’oeil et encouragent le lecteur à les décrypter.

Vous l’aurez compris, dans l’ensemble, j’ai vraiment apprécié ma lecture. Il y a d’excellentes idées, d’excellentes descriptions et un style d’écriture exceptionnel qui donne forcément envie d’en savoir plus et de découvrir les autres textes. C’est une jolie découverte que je vous recommande si vous êtes fan de fantasy et que vous avez deux petites heures libres devant vous, ça se lit vite.

3. Un petit extrait ?

Quand le soleil passa derrière la crête du volcan, le chef des chasseurs se mit en mouvement et escalada une butte rocheuse.

— En route, dit-il, l’histoire n’attend pas. Et gardez en tête notre objectif : les rubis. Ne portons pas atteinte à la vie de l’animal, montrons-nous dignes de la faveur que nous font les Dieux en plaçant ce trésor à portée de nos mains.

Les Nains, les visages renfrognés, acquiescèrent.

— L’Équilibre incombe aux Dieux et à la Mère, conclut Linn. Et à eux seuls.

Leur bolas en main, les chasseurs abordèrent l’entrée de la caverne.

La bouche noire apparut dans la falaise avec la soudaineté d’un éclair. Un trou découpé dans la roche dont les bords, fondus par la fournaise du volcan combinée à celle de l’animal, dégoulinait en une cascade pétrifiée.

Ils entrèrent.

Dans ces profondeurs, racontaient les Anciens Chants, s’amoncelaient les plus formidables rubis de Barcil. Jamais aussi belle ne sera l’alliance unissant le peuple des montagnes à celui des forêts. Ces gemmes, recueillies par les chasseurs nains les plus illustres et ciselées par les orfèvres elfes, orneraient les couronnes souveraines et déposeraient sur les têtes royales la gloire de leurs arts respectifs.

Dans l’obscurité, Linn vérifia les sangles de son armure. Il agrippa sa lance et avala une longue lampée d’hydromel.

— Que les Dieux guident notre quête, fit-il en abaissant la visière de son casque.

Merci d’avoir lu cette petite chronique et rendez-vous bientôt pour de nouveaux articles 🙂

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