[Beta Publisher] Je suis la mort et je suis en vacances ! (et si ça vous plait pas… c’est pareil !) – Valérie Clermon

JE SUIS LA MORT ET JE SUIS EN VACANCES ! (ET SI ÇA VOUS PLAIT PAS… C’EST PAREIL !)
Valérie Clermon

Bonjour à tous, voici ma première chronique du mois de février ! Nous partons en voyage avec une invitée extraordinaire, qui n’est nulle autre que la Mort elle-même. Un roman complètement fou à découvrir !

1. La Mort en a marre

Elle est partout, depuis des millénaires et à chaque fois c’est la même rengaine : personne n’aime la Mort, personne ne lui dit jamais un mot gentil ou cherche à la connaître un peu mieux, hors du cadre de la Grande Faucheuse qui lui colle à la peau.

Alors qu’elle est en mission pour récupérer un alcoolique, ce dernier lui dit quelque chose qu’elle ne peut oublier. Pourquoi fait-elle ça ? C’est vrai ça ! Pourquoi c’est à elle de se taper le sale boulot ? La Mort, elle en a marre.

Du jour au lendemain, elle plaque son job et se met en grève. Elle a décidé de prendre des vacances. Et gare à celui qui tentera de l’en empêcher ! L’Ange de la Mort n’est pas très commode quand on va contre sa volonté.

Entre anecdotes et aventures loufoques, découvrez la Mort comme vous ne l’avez jamais vue !

Le livre est disponible depuis le 18 janvier2021 aux éditions Beta Publisher ! Vous pouvez vous le procurer en format papier et numérique sur le site de la maison d’édition.

Et voici le booktrailer pour vous faire une petite idée de ce qui vous attend :

2. La Mort prend des vacances : ça tourne mal (très mal, même)

J’ai entendu parlé de ce texte pour la première fois sur Wattpad, j’avais même déjà lu le début. J’ai été agréablement surprise de le retrouver sous format papier ! Ce roman est un ovni littéraire. À la minute où vous commencez à le lire, il n’y a aucun moyen de savoir comment ça va se terminer. J’ai adoré ma lecture : on avance de surprise en surprise, et le moins qu’on puisse dire, c’est que la Mort n’a pas fait que se reposer pendant ses vacances !

Nous suivons donc La Mort, une femme charmante qui travaille depuis des millénaires et qui en est arrivée à son point de rupture. Elle a donc décidé de prendre une chambre dans un hôtel et de s’y imposer le temps qu’elle le voudra, et tant pis si ça ne plaît pas. C’est un personnage très attachant, aussi charismatique que vulgaire, et le moins qu’on puisse dire, c’est que pour quelqu’un qui côtoie les hommes depuis la nuit des temps, elle n’a pas non plus pris le temps de les connaître correctement. Elle a oublié de mettre des points dans la compétence sociale de sa fiche de présentation, et c’est pour ça que c’est hilarant. Elle est profondément incorrecte, fait ce qu’elle veut quand elle le veut et n’hésite pas à menacer pour arriver à ses fins.

Plus on avance dans l’intrigue et plus ces défauts deviennent attachants. Il y a des choses qui se passent très mal, d’autres qui auraient pu se passer autrement, mais qui ne le pouvaient juste pas, parce que la manière dont se sont passés ces événements est incroyable. Si vous vous attendez à des vacances tranquille comme on en lit dans d’autres feuilletons à l’eau de rose, vous êtes mal tombés. La Mort a sa façon bien à elle de « se reposer », même si ça signifie créer un bazar abominable partout où elle passe, quitte à mettre tout le monde en difficulté pour son propre plaisir. Elle est égocentrique, pas aimable et c’est une véritable bourrique, bon courage si vous envisagez de vous mettre sur son chemin !

L’autre charme du texte, ce sont tous les personnages qui l’entoure : Pépète, Mademoiselle Amélie, Monsieur Grégory, Madame gaufrette et bien d’autres ! Les traits de tous les personnages sont grossis pour en faire des personnages haut en couleur et à la langue bien pendue. Ils sont tous super attachants, même les plus grognons d’entre eux. J’ai complètement adoré Madame gaufrette, dont l’arc narratif est tout simplement incroyable et m’a fait pleuré de lire. C’est le genre de roman qui peut se lire à voix haute juste pour le plaisir de mettre en voix les personnages. Si jamais Beta Publisher veut se lancer dans l’audio, je veux absolument voir ce roman en premier.

La narration est aussi très particulière sur ce texte. La Mort raconte son histoire au lecteur. Vous êtes le public visé, c’est pour vous qu’elle écrit. C’est un peu surprenant si vous n’avez pas l’habitude puisqu’il y a un entremêlement de morceaux de l’intrigue, d’anecdotes de la Mort sur divers sujets (dont certain que, peut-être, vous auriez préféré ne pas savoir, mais c’est trop tard pour reculer maintenant !) et de passages où elle s’adresse même complètement à vous. Je comprends que certains trouvent ça dérangeant parce que c’est loin de ce que l’on a l’habitude de lire, mais j’ai trouvé ça vraiment très chouette pour ma part. C’est un type de narration qu’on croise peu, et encore moins assumé du début à la fin de l’intrigue. Ça fait aussi parti des charmes de l’histoire.

À cela s’ajoute également le jeu des notes de bas de page. Avouez, qui n’a jamais sauté les notes de bas de page parce qu’en vrai, on s’en fout un peu (ouh là là, si mes profs de fac lisaient ça krkrkr, mais ça fait cinq ans que je suis à la Fac maintenant et je comprends toujours pas ce qu’il y a d’excitant dans les notes de bas de page). Ce livre donne enfin une vraie utilité à ces notes inintéressantes puisque s’y trouve toute une partie de narration bonus qui vous permet d’en savoir plus à la fois sur la Mort, mais aussi sur l’autrice-narratrice qui écrit l’histoire. Je trouve que c’est un élément absolument inattendu et complètement génial. L’idée est super originale et ça ouvre plein de perspectives nouvelles de narration. C’est quelque chose que j’aimerais vraiment beaucoup voir sur des types de textes peut-être moins humoristiques pour voir ce que ça donnerait. En tout cas, dans le cas de ce roman en particulier, ça fonctionne totalement !

De manière général, tout se lit extrêmement bien dans ce texte. Il y a beaucoup de dialogues, les chapitres sont assez courts ce qui permet de lire et faire des pauses de temps à autres, il y a plusieurs arcs narratifs absolument fous et beaucoup d’humour, ce qui fait qu’on se laisse prendre au jeu facilement. J’ai eu un peu de mal avec les accents et l’humour scatologique parfois, mais dans l’ensemble, ça reste très bien pensé et très drôle. Vous allez même pousser des « Rooooh » de désapprobation parfois.

Notons tout de même qu’il y a un fond assez sombre et sérieux au récit. Puisque la Mort est en vacances, il y a tout un tas de conséquences pour l’humanité qui se produit et c’est à la fois assez flippant et totalement en décalé par rapport au ton du texte. J’avoue, j’aurai aimé que cette partie soit un tout petit peu plus développée parfois, mais les petits moments qui en parlent sont sans doute ceux que j’ai préféré !

En bref, c’est une très chouette découverte si vous êtes à la recherche d’une lecture humoristique sur laquelle il n’y a pas trop à réfléchir. Les personnages sont attach(i)ants, on rigole bien et il y a un chien, donc ça ne peut pas être un mauvais livre parce que tout le monde sait que les chiens, c’est mignon. Lisez, vous verrez. Je recommande grandement cette lecture !

3. Un petit extrait ?

— MADAME, laissez-moi vous dire que je trouve RÉVOLTANT, vous m’entendez bien, RÉVOLTANT d’autoriser cette dame à emmener ce chien à la piscine de l’hôtel. En plus, il a fait caca PARTOUT. J’ai des enfants, moi, MADAME. Et je REFUSE de les voir jouer avec des excréments !

Mademoiselle Amélie lève les yeux au ciel.

— Je comprends bien, madame Klitis, et je trouve cela aussi regrettable que vous. Mais, voyez-vous, cette dame est une cliente très spéciale, qui a choisi cet hôtel (pourquoi, pourquoi nous ?) pour des vacances bien méritées. Le directeur lui a permis de garder son chien dans l’établissement, et je n’y peux rien.
— Mais moi aussi, je suis CLIENTE, madame, et je REFUSE de partager la piscine avec ce SAC À PUCES !
— Je puis vous rassurer à ce propos. J’ai moi-même été chercher de l’antipuces à la pharmacie. Ce chien n’héberge plus aucun parasite.
— Mais… mais, moi, je m’en FICHE ! Je ne veux PAS de clebs près de mes enfants, un point c’est TOUT !
— Connaissez-vous cette dame ?
— Non. Mais j’ai l’impression que chaque fois qu’elle me regarde, c’est pour se moquer de MOI !
— Je vous suggère d’aller directement la trouver pour lui exposer la situation. Elle saura très certainement vous écouter.
— Il le FAUDRA bien, soyez-en sûre !
— Quand votre époux arrive-t-il ? demande mademoiselle Amélie pour détourner la conversation.
— Demain. Il a ENFIN fini de travailler.
— Nous serons ravi de le revoir parmi nous.
— Moi PAS !

Sur ce dernier mot imbibé de fiel, madame Klitis tourne les talons. L’orage terminé, le directeur de l’hôtel sort en douce de son bureau.

— C’était à prévoir, M. Jacques.
— Qu’auriez-vous fait à ma place, ma bonne Amélie ? C’est que la bête n’est pas commode. Et je ne parle pas du chien, bien sûr.

Amélie sourit.

— En tout cas, je donnerais cher pour voir ce qu’il va se passer quand elle va aller trouver notre hôte de marque.
— Et moi donc !

Ils se regardèrent avec un sourire complice.

C’est tout pour aujourd’hui ! Je vous souhaite une bonne journée et vous donne rendez-vous bientôt pour de nouveaux articles !

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